Le sexisme chez les geek

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17 févr. 2014, 13:52

J'avais la même vision que LeConventionnel sur ce coup là, si tu te définis catholique, selon moi, tu te dois d'accepter le dogme catholique, sinon tu es "autre chose"
Le principe de la religion c'est justement que tous ceux qui y adhèrent la vivent de la même façon, sinon il s'agit de foi
 
Sur l'abus de langage du mot "homophobe", la bêtise et l'intolérance ont bon dos, parce qu'elles ne sont pas basée sur "rien", elles prennent racine dans quelque chose, et c'est très souvent le sexisme avec un passage presque toujours obligé par l'homophobie, parce que ce ne sont que deux facettes de la même chose pour moi
 
Et mettre l'homophobie et la xénophobie sur le même pied que l'arachnophobie, c'est se leurrer je pense
Les mots ont un sens, qui n'est pas strictement limité à l'étymologie, sinon ce serait trop facile
La xénophobie n'est pas la peur panique des étrangers, ce serait ridicule, ça n'empêche que ce mot existe et désigne ce qu'il désigne, que l'étymologie en soit imparfaite ou non.
 
 
Après, je tenais quand même à préciser que je ne souhaitais pas qualifier telle ou telle valeur d'homophobe, ou de sexiste, ou de mauvaise, évidemment qu'on ne voit pas les choses selon un axe binaire
Juste que l'homophobie, le sexisme, ou n'importe quel mécanisme d'oppression s'y retrouve en général, de façon plus ou moins forte, plus ou moins profonde et plus ou moins cachée, de façon transversale et que ce n'est pas une mauvaise chose de les pointer du doigt.
 
 
J'ai le vague souvenir d'une discussion avec quelqu'un qui voulait que je retire les qualificatifs d'homophobe et sexiste de la "société japonaise", parce que pour lui, quand tout le monde est opprimé, on peut seulement qualifier le système de "répressif" ou "oppressif".
Sauf que je ne suis pas d'accord avec ça, tout le monde ne subit pas l'oppression de la même façon, ni au même degré, et pour moi une société peut à la fois imposer sa répression traditionnaliste sur tout le monde et clairement afficher des caractéristiques homophobes et sexistes malgré tout, et on a quand même le droit de les pointer du doigt sans que ça implique qu'on ferme les yeux sur le reste.
 
 
"être une folle" n'est pas un choix de vie, et s'y opposer au nom de je ne sais quoi relève toujours un peu du sexisme et de l'homophobie, tu ne me l'ôteras pas de l'idée.
Y a pas que l'intention, y a aussi les causes et conséquences logiques des propos qui peuvent qualifier ce propos je pense.
 
 
 
 
 
(c'est trop difficile de répondre à une conversation si cool des jours après, pardon)


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20 févr. 2014, 08:24

Loin de moi était l’idée de dire que l’arachnophobie et l’homophobie reviennent au même ou à ne pas établir de gradation entre les deux. Évidement que l’homophobie est plus grave que l’arachnophobie. Cependant, concernant la définition je reste sur ma position, d’autant que, pour être moi-même atteint d’arachnophobie, j’assure à tout le monde que ça ne se limite pas à une peur panique. Je hais les araignées profondément, et si un jour j’ai le moyen de les faire disparaitre de ma vie, je l’utiliserais. Cela dit, même si je trouve la comparaison pertinente, je ne vais pas m’étendre sur celle-ci et je vais me concentrer sur plus important.
 
Sanctifer, tu dis qu’être « folle » n’est pas un choix de vie. À cela je te réponds que certains pourraient tout-à-fait dire le contraire car il est légitime de penser qu’on peut maitriser ses comportements sociaux. Pour ma part, en tant que fervent partisan du déterminisme social, je pense que c’est très difficile et souvent impossible de s’opposer aux logiques sociales qui nous déterminent. Mais quoi qu’il en soit, là n’est pas la question : on réprouve quotidiennement des attitudes, des modes de vies, des valeurs des pratiques sociales… Que tout cela relève ou non du choix individuel n’a pas la moindre espèce d’importance.
 
Ça nous arrive à tous de condamner des gens qu’on ne connait pas (homos ou hétéros) parce qu’on juge leur comportement inapproprié à l’aune des valeurs que l’on porte soi-même. En réfléchissant un peu, on est capable de réfréner ces jugements mais pas de les supprimer. Je ne vois en conséquence pas sous quel prétexte spécieux on pourrait décider que les jugements sur le comportement de certains homosexuels relèveraient de la délinquance (car l’homophobie est illégale) là où d’autres jugements, tout aussi illégitimes et condamnables seraient autorisés.
 
De plus, qualifier d’homophobes des propos ou des individus est toujours peu productif. On conviendra tous qu’on ne peut pas parler avec un homophobe. Quoiqu’on puisse dire, quoiqu’il puisse dire, il est homophobe, c’est irrationnel, c’est pathologique, c’est incurable (le terme même est porteur de cette idée). Qualifier quelqu’un d’homophobe c’est donc une facilité qui permet de faire plonger dans l’irrationalité maladive un point de vue et ainsi justifier le sien. Il n’y a plus de débat une fois que ce terme est lâché, car il ne peut plus y en avoir. C’est très visible sur les forums comme phénomène.
 
Discuter avec les gens, si obscurantistes et détestables soient-ils, est toujours plus rentable idéologiquement que de tomber dans un jugement facile et réducteur.
 

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20 févr. 2014, 10:42

L'homophobie n'est pas illégale.
Après, c'est peut être là qu'on est profondément en désaccord, je ne crois pas que l'homophobie soit "incurable", déjà, et je pense qu'on devrait un peu se détacher du stigmate "homophobe", parce qu'il qualifie ce qu'il qualifie, et à moins d'inventer un autre mot (qui sera de toute façon devenu "honteux" et "tue-débat" selon toi dans quelques années au même titre que homophobe, donc je vois pas l'intérêt), bin on va juste pouvoir se taire et se sourire les uns les autres ?
 
 
C'est comme le stigmate "raciste". Si tu pointes un relent de racisme dans telle ou telle opinion, on te réponds direct "AH MAIS ON PEUT PLUS RIEN DIRE ICI ?!"
Bin si, tu dis ce que tu veux, mais regarde avec honnêteté ton discours et reconnais qu'il y a un peu de racisme dedans, et que tu peux le réviser en conséquence ou l'accepter mais merde, pas de fausses bonnes intentions.
(j'ai eu bcp de discussions de ce genre ces derniers temps à cause du scandale de la st nicolas, de zwarte piet, et de l'unesco, au x pays-bas, c'est assez intéressant, et ça touche au folklore profond, c'est fou de voir comme ça peut provoquer des réactions hystériques chez les gens)
 
 
Je suis d'accord quand tu dis qu'aller contre le déterminisme social est presqu'impossible (high five !) mais que le choix qu'on a tous, c'est de réprimer ou non tel ou tel comportement. Et qu'on juge tous les gens sur le fait qu'ils répriment ou non tel ou tel comportement qu'on juge inapropprié.
Mais je ne vois pas quelle valeur "non-homophobe" te dicterait une désapprobation de l'expression de son "comportement" (moi je dirais sa personnalité) par une folle. Vraiment pas.
(cette phrase est mal construite j'en ai conscience)
Ce que tu juges inapproprié, ce n'est pas sans raison. Faut se poser les bonnes questions.

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20 févr. 2014, 11:37

Je comprends quand même l'argument qui veut que des qu'on lâche à quelqu'un "t'es homophobe", c'est systématiquement un moyen de couper court à tout échange et toute conversation, c'est dire "tu ne mérites pas qu'on échange et ce que tu dis vaut de la merde qui ne m'interesse pas, par contre, toi, écoute moi."

Et personnellement je ne comprends pas qu'on puisse sincèrement croire qu'on puisse dialoguer avec qui que ce soit quand on lui a dis ça, que ça concerne l'homophobie ouquoi que ce soit d'autre. Je pars du principe qu'une personne ne pourra jamais comprendre un point de vue si on ne se met pas dans la position de comprendre et analyser le sien. Ce qui ne veut pas dire le cautionner.


Bref, c'est juste de dire que 'un est homophobe, si ce qu'on dit est un état se fait et non un argument pour la sourde oreille en soi.

En fait, comme "t'es raciste" ou même "t'es misogyne", etc, c'est devenu un espèce de point Godwin appliqué à d'autres pseudo-arguments.

C'est le sous-texte ajouté au mot qui.me gêne en somme.

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20 févr. 2014, 11:46

[quote="Sanctifer"]
L'homophobie n'est pas illégale.
[/quote]
 
^o)  D'abord, le fait qu'une injure homophobe puisse entrainer une amende et même la prison avec l'intervention de la HALDE (pour les cas les plus graves j'imagine) me laisse penser le contraire.
 
Après, tu dis que tu ne vois pas quelle valeur non-homophobe dicterait une désapprobation du comportement ou de la personnalité (le fait est que l’expression de la personnalité passe par le comportement) d’une "folle". Je peux t’en donner. La pudeur, la conformité, tout ce qui relève de la morale bourgeoise…
La sexualité est un sujet tabou pour un grand nombre de personne en raison de leurs valeurs. Ils ne désapprouvent pas forcément l’homosexualité mais peuvent désapprouver l’affichage public d’une sexualité, hors il se trouve de la « folle » est par définition un homosexuel. La plupart des gens, y compris des gays n’affichent pas leur sexualité et n’ont pas de problèmes. Ils affichent leur statut social, leur profession… Cela relève de la distinction sociale et seulement de la distinction sociale et le fait est que certaines formes de distinction peuvent choquer ou être réprouvées. Par exemple, imaginons que je suis excessivement riche. J’ai trois Rolex à chaque bras et je jette des billets partout où je passe en montrant que je peux tout acheter. On ne réprouvera pas en premier lieu ma richesse mais mon indécence, même parmi certains riches attachés à des valeurs bourgeoises traditionnelles (et, ceux là, on ne peut pas les suspecter d’être des communistes). Dans c’est comparaison le communiste est l’homophobe. On suspecte quelqu’un d’être homophobe parce qu’il désapprouve une forme de distinction et des valeurs opposées aux siennes et pas parce qu’il est foncièrement contre les gays. Quelqu’un qui désapprouve l’exhibition d’une sexualité n’est pas forcément homophobe et celui qui désapprouve l’exhibition de la richesse n’est pas forcément un « anti-riches ».
Je ne dis pas vivons heureux vivons cachés, je dis qu’il faut vivre comme on l’entend avec ses valeurs et avec la certitude qu’elles ne plairont pas à tout le monde surtout si on les exhibe ; et que ça ne sert à rien de vouloir faire changer les autres à force de condamnations parce qu’on n’aime pas qu’ils nous condamnent : c’est insensé et c’est inutile et le terme d’homophobie ne sert qu’à ça.
 
Il y a aussi, j'en conviens, des gens qui n'aime pas les homos, qui trouvent que se sont des monstres contre-nature... Peut-être qu'il y a des valeurs derrière. Mais que voulez vous y faire ? J'aimerais que ces gens pensent différement mais je crois qu'il doivent pouvoir penser et exprimer ce qu'ils veulent car après tout je ne les épargne pas non plus et je ne vois pas en quoi je suis plus légitime qu'eux (même si étant moi-même homosexuel, je suis convaincu qu'ils ont tort).
 
Ah! Relativisme, quand tu nous tiens ! :?  

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20 févr. 2014, 11:58

[quote="LeConventionnel"]
Après, tu dis que tu ne vois pas quelle valeur non-homophobe dicterait une désapprobation du comportement ou de la personnalité (le fait est que l’expression de la personnalité passe par le comportement) d’une "folle". Je peux t’en donner. La pudeur, la conformité, tout ce qui relève de la morale bourgeoise…
La sexualité est un sujet tabou pour un grand nombre de personne en raison de leurs valeurs. Ils ne désapprouvent pas forcément l’homosexualité mais peuvent désapprouver l’affichage public d’une sexualité, hors il se trouve de la « folle » est par définition un homosexuel.
[/quote]
 
 
Faudrait aussi voir à pas confondre identité sexuelle et sexualité.
 
Mais si avoir l'air d'une folle c'est afficher sa sexualité parce qu'on a l'air homosexuel, alors afficher son alliance, sa famille hétéronormée ou sa virilité apparente, c'est afficher sa sexualité par son hétérosexualité.
Si la "morale bourgeoise" accepte qu'on puisse afficher son hétérosexualité de façon banale mais pas son homosexualité, et bien oui pardon, c'est que la morale bourgeoise a des relents homophobes, parce qu'elle insinue que l'hétérosexualité est plus légitime à afficher que l'homosexualité.
 
 
 
 
[quote="LeConventionnel"]
^o)  D'abord, le fait qu'une injure homophobe puisse entrainer une amende et même la prison avec l'intervention de la HALDE (pour les cas les plus graves j'imagine) me laisse penser le contraire.
[/quote]
 
Oui les injures sont illégales, et alors ? La violence physique l'est aussi, qu'elle soit de base homophobe ou non
 
 
 
 
<blockquote class="ipsBlockquote" data-author="LeConventionnel" data-cid="56252" data-time="1392893208">
<div>
La plupart des gens, y compris des gays n’affichent pas leur sexualité et n’ont pas de problèmes. Ils affichent leur statut social, leur profession… Cela relève de la distinction sociale et seulement de la distinction sociale et le fait est que certaines formes de distinction peuvent choquer ou être réprouvées. Par exemple, imaginons que je suis excessivement riche. J’ai trois Rolex à chaque bras et je jette des billets partout où je passe en montrant que je peux tout acheter. On ne réprouvera pas en premier lieu ma richesse mais mon indécence, même parmi certains riches attachés à des valeurs bourgeoises traditionnelles (et, ceux là, on ne peut pas les suspecter d’être des communistes). Dans c’est comparaison le communiste est l’homophobe. On suspecte quelqu’un d’être homophobe parce qu’il désapprouve une forme de distinction et des valeurs opposées aux siennes et pas parce qu’il est foncièrement contre les gays. Quelqu’un qui désapprouve l’exhibition d’une sexualité n’est pas forcément homophobe et celui qui désapprouve l’exhibition de la richesse n’est pas forcément un « anti-riches ».
</div>
</blockquote>
 
La distinction est malgré tout dans l'oeil de celui qui regarde :p
"Aficher sa sexualité", c'est très relatif
Et y aura toujours quelqu'un pour qui tu affiches trop ton identité sexuelle, ça ne relève pas que de la pudeur, et la pudeur est parfois à deux vitesses...
Je ne dis pas que "ne pas aimer voir deux personnes s'embrasser en rue" est forcément homophobe, mais être plus choqué par un couple homo qui s'embrasse que par un couple hétéro qui fait la même chose, bah oui, y a un fond homophobe de mon point de vue
 
 
 
 
 

<div>
Il y a aussi, j'en conviens, des gens qui n'aime pas les homos, qui trouvent que se sont des monstres contre-nature... Peut-être qu'il y a des valeurs derrière. Mais que voulez vous y faire ? J'aimerais que ces gens pensent différement mais je crois qu'il doivent pouvoir penser et exprimer ce qu'ils veulent car après tout je ne les épargne pas non plus et je ne vois pas en quoi je suis plus légitime qu'eux (même si étant moi-même homosexuel, je suis convaincu qu'ils ont tort).
 
Ah! Relativisme, quand tu nous tiens ! :?  
</div>
 
Bin oui exactement
 
Modifié en dernier par Créneau le 20 févr. 2014, 12:26, modifié 1 fois.

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20 févr. 2014, 12:08

<blockquote class="ipsBlockquote" data-author="Dr Poney" data-cid="56251" data-time="1392892620">
<div>
Je comprends quand même l'argument qui veut que des qu'on lâche à quelqu'un "t'es homophobe", c'est systématiquement un moyen de couper court à tout échange et toute conversation, c'est dire "tu ne mérites pas qu'on échange et ce que tu dis vaut de la merde qui ne m'interesse pas, par contre, toi, écoute moi."

Et personnellement je ne comprends pas qu'on puisse sincèrement croire qu'on puisse dialoguer avec qui que ce soit quand on lui a dis ça, que ça concerne l'homophobie ouquoi que ce soit d'autre. Je pars du principe qu'une personne ne pourra jamais comprendre un point de vue si on ne se met pas dans la position de comprendre et analyser le sien. Ce qui ne veut pas dire le cautionner.


Bref, c'est juste de dire que 'un est homophobe, si ce qu'on dit est un état se fait et non un argument pour la sourde oreille en soi.

En fait, comme "t'es raciste" ou même "t'es misogyne", etc, c'est devenu un espèce de point Godwin appliqué à d'autres pseudo-arguments.

C'est le sous-texte ajouté au mot qui.me gêne en somme.

</div>
</blockquote>
 
 
Je vois bien ce que tu veux dire, mais je pense que tout est dans le ton
Tu peux te mettre dans une position pour comprendre et analyser en invitant ton interlocuteur à voir pourquoi tel discours est homophobe de ton point de vue, et pas lui lâcher un gros "t'es homophobe"
Et idem pour les sexisme et le racisme
Et insister sur le fait que toi aussi, tu n'es pas sur un piédestal et tu as intégré des mécanismes homophobes/sexistes/racistes et qu'il y a moyen d'y réfléchir posément
 
Un dialogue quoi, comme on a maintenant :D
Modifié en dernier par Créneau le 20 févr. 2014, 12:09, modifié 1 fois.

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20 févr. 2014, 13:02

Je rejoins Sanctifer lorsqu'il dit qu'il ne croit pas que l'homophobie soit "incurable".
 
Par expérience , je pense que le rejet et/ou la haine de l'autre est intimement lié au fait que l'on a peur de l'autre (peur de l'inconnu).
 
Hors la peur peut se contrôler , voire même peut disparaître lorsque l'on apprend à connaître ce dont on a peur. Plus tu as d'informations sur ce que tu as peur et plus tu arrives à te rassurer.
D’ailleurs la thérapie comportementale est très efficace sur la gestion de la peur ...
 
Ce que je veux dire, c'est que cela s'apprend de ne pas avoir peur. Du coup, cela s'apprends de ne plus être homophobe.
 
Bref, pour moi, l'homophobie est tout à fait curable ...
 
Pour résumé , si tous on apprenait à ne pas avoir peur de ce que l'on ne connait pas, ce serait moins le bordel ...
Modifié en dernier par tof81 le 20 févr. 2014, 13:03, modifié 1 fois.

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20 févr. 2014, 13:31

Je ne sais pas si c'est vraiment de la peur, ou s'il faut en arriver à de la thérapie comportementale :p
Je ne crois pas non plus qu'on puisse "soigner" totalement les individus, mais les idées et les valeurs, puisqu'on parle de ça, sont des choses qu'on transmet, et autant préparer le terrain pour plus tard non ?

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20 févr. 2014, 13:34

En même temps, y a une différence entre dire : "tu es homophobe" et "ce que tu dis est homophobe".
Déjà commençons par là.
 
Ensuite, je suis d'accord que quelqu'un d'efféminé, n'est pas efféminé pour signifier au monde entier "hé regardez ! Je suis homosexuel !" Déjà parce qu'être efféminé n'est pas synonyme d'être homosexuel, et ensuite parce que par contraste, ne pas être efféminé de veut pas dire être hétéro. (eh oui !)
Ensuite je ne vois pas en quoi une personne efféminé devrait se contrôler (nan mais ça me fait halluciner ça).
("Cachez cette attitude que je ne saurais voir !")
Si la vision d'une personne efféminé vous heurte personnellement ou vous blesse personnellement, désolé mais VOUS avez un problème. Et VOUS êtes le problème. Problème qui relève du.... *roulement de tambour* sexisme !
Eh oui, ce qui vous dérange dans l'attitude jugée féminine (ce qui n'est pas le cas, mais ne rentrons dans ce genre de détails) c'est qu'elle est "normalement" réservé aux individus de sexe féminin. Et considérer qu'un homme se dévalorise en adoptant de tels comportement, c'est penser que le genre féminin est dévalorisant, et que donc le genre masculin est supérieur au genre féminin, que les hommes valent mieux que les femmes.
Et ça, les amis, c'est la définition même du sexisme.
Modifié en dernier par Gh.Marshall le 20 févr. 2014, 13:49, modifié 1 fois.

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20 févr. 2014, 15:20

On ne parle pas de ça... On n'est pas dans ce qui nous dérange ou pas, mais pourquoi on peut ou ne peut pas considérer la critique de cela comme étant "homophobe".

Va n'a aucun rapport.

Personne n'a parlé de dévalorisation ou non, juste de comprendre qu'elle logique est derrière les opinions et valeurs de chacun.

Par contre Sanctifer, je ne suis pas d'accord qu'affirmer une prétendue virilité (le prétendu, laisse entendre déjà que les folles peuvent être de prétendues folles), c'est afficher son heterosexualité. Des gays affichent leur virilité et ne sont pas heteros pour autant. De même que des hommes efféminé peuvent être heteros.

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20 févr. 2014, 15:28

Je ne pense pas que c'est ce que voulait dire Sanctifer. Enfin, moi ce que j'ai compris, c'est que si on part du principe qu'être efféminé c'est afficher son homosexualité, alors à l'inverse faire ressortir sa virilité c'est s'afficher hétéro. C'est qui n'a pas de sens, ni pour l'un, ni pour l'autre.
Ce n'était pas une affirmation, juste un exemple pour expliquer que "être efféminé = afficher son homosexualité" est un principe faux et stupide.
 
 
[quote="Dr Poney"]
On ne parle pas de ça... On n'est pas dans ce qui nous dérange ou pas, mais pourquoi on peut ou ne peut pas considérer la critique de cela comme étant "homophobe".

Va n'a aucun rapport.

[/quote]
Ah, bah j'ai juste mal compris une phrase de LeConventionnel, alors. Mea culpa, au temps pour moi.
Modifié en dernier par Gh.Marshall le 20 févr. 2014, 15:28, modifié 1 fois.

Level 13
276 messages

20 févr. 2014, 15:45

[quote="MyBitch"]
Et alors, ça pourrait aussi être un mec super effeminé, limite drag queen *OH-MY-GOD* Je veux définitivement incarner un Drag Queen qui défonce tout le monde!!!!! Moi j'veux casser la gueule à tous les clichés et aux normes socio-culturelles.
[/quote]
Omg je t'adore. Non mais je suis pareil , je veux faire la même , jouer un drag queen qui défonce tout le monde se serait tellement génial...

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20 févr. 2014, 18:24

Seigneur... alors des remarques en vrac, si j'y arrive dans l'ordre.

Concernant l'homosexuel-le homophobe, deux définitions préléminaires (qui me viennent du petit Robert, je ne les ai pas inventées) :

 
<blockquote class="ipsBlockquote">
contradiction [kɔ̃tʀadiksjɔ̃] nom féminin. 3. Log. Relation entre deux termes, deux propositions qui affirment et nient le même élément de connaissance. antilogie, antinomie, incompatibilité, inconséquence. Il y a contradiction entre A est vrai et A n'est pas vrai. Principe de non-contradiction, d'identité.
 
paradoxe [paʀadɔks] nom masculin. 1. Opinion qui va à l'encontre de l'opinion communément admise. Avancer, soutenir un paradoxe. « Les paradoxes d'aujourd'hui sont les préjugés de demain » (Proust).
2. Être, chose, fait qui heurte le bon sens. ➙ absurdité, singularité. Un paradoxe de la nature. « Le despotisme est un paradoxe » (Hugo).
3. Log. Se dit d'une proposition qui est à la fois vraie et fausse. ➙ antinomie, contradiction, sophisme. Le paradoxe du menteur (s'il dit je mens, il ne ment pas).
 
</blockquote>
 
Bref, ce qui semble aller contre le bon-sens n'est pas forcément contradictoire.
Deuxième chose : le mécanisme des -phobies, sexisme, racisme, xénophobie, antisémitisme, etc. ne se repose pas sur la chose en soi (ce que j'explique à mes gosses : on peut être contre la pluie qui tombe, ça ne l'empêchera pas de tomber) mais sur des représentations de la chose. Ce qui explique que oui, on peut être raciste et avoir ce formidable ami noir que tous ont. Sauf que non, ça n'empêche pas le racisme. Autre exemple, un minot me sort qu'il n'a rien contre les arabes mais est, je cite, « anti-bougnoule ». Or qu'est-ce qu'un « bougnoule », si ce n'est une personne arabe sur laquelle on a appliqué plein de représentations ?
Donc oui, l'homophobie, ça peut aussi être 1°/ être homosexuel-le, 2°/ avoir des représentations sur l'homosexualité (que, par commodité, j'appellerai ici être gouine/pédé) et 3°/ décider qu'on n'y correspond pas (cf. mes éternelles litanies sur les « hors-milieux »).
Bref, c'est avoir a priori des représentations négatives sur un sujet ou des personnes. Ça ne veut pas nécessairement dire qu'une personne est mauvaise (qui n'a pas de clichés ?). Dire, en revanche, que c'est stupide, etc., c'est un jugement de valeur.
 
Concernant la foi, j'ai lu bien des absurdités aussi qui là, pour le coup, sont des représentations. Être catholique ou d'une autre foi, ce n'est ni tout noir, ni tout blanc. Ça l'est pour certains, mais ce n'est pas pour tous et certainement pas pour la majorité (l'inverse est vraiment une vision simpliste). Les penseurs et théoriciens du dogme eux-mêmes ont des doutes, ainsi que les prêtres, etc. Et quand bien même la croyance s'imposerait comme une révélation à un moment de sa vie où l'on recherche des réponses à ses questions, ça ne veut pas dire qu'on ne doutera jamais. D'un point de vue personnel j'ai toujours préféré les croyants intelligents qui se posent des questions aux athées imbéciles qui ne se remette jamais en question.
Bref. C'est un peu hors-sujet quand je relis l'intitulé, mais tout cela pour dire que le mécanisme est le même. Être catholique, être homosexuel, être arabe, etc. ne peut pas se résumer à un ensemble de proposition type « Il faut être ça, ça, ça, ça, et ça ; si tu ne corresponds pas à 100% tu ne l'es pas ». Concernant les religions, et la catholique dont il est question ici, il s'agit de croire en certains principes de base : la divinité du Christ, la Trinité, la transubstanciation (présence du Christ dans l'hostie, et encore celui-là je suis pas sûr). Naturellement qu'il ne s'agit pas d'y mêler des histoires de fantômes. Mais si on est capable de raisonner avec un tant soit peu de rigueur, on peut évacuer les raisonnements par l'absurde qui ne font qu'enfoncer des portes ouvertes. C'est le même genre d'extrapolations que nous sortent ceux qui disent que le MPT va conduire à la vente d'enfants-éprouvettes sur Amazon.
 
Pour le terme homophobie : pour les termes déjà cités plus haut (-phobies, sexisme, racisme, etc.), quand on est bon juriste (ou pas), on se doit de savoir qu'en matière de droit ce suffixe et ces mots désigne l'attitude d'hostilité, de rejet, de discrimination. À ne pas confondre avec le terme de psychologie qui relève effectivement de la peur panique, irrationnelle, incontrôlée.
Et si on veut pinailler sur la construction, eh bien allons-y. Homo : le même, le semblable. --> Homophobie, la peur de ce qui est semblable. Or non, ce n'est pas ça. Que dire de la transphobie, qui est aussi mal fichu.
Je veux bien qu'on pinaille sur ces notions mal dégrossies, m'enfin ça ne mène jamais bien loin.
 
Après, j'admets (et surtout en ce moment) qu'homophobie, quand les débats s'échauffent, c'est synonyme d'avoir fait un pacte avec le Malin. Sauf que non, c'est une notion neutre, qui correspond certes à un délit (pas en soi, j'entends par là l'acte homophobe), mais qui ne veut pas dire que la personne qui a commis l'acte homophobe mérite d'être lapidée en place publique par les gentils homophiles. Mais bon, les débats, ça tourne toujours en Western Spaghetti, que voulez-vous. Les méchants contre les gentils.
 
Pour « afficher sa sexualité ou pas » : donner le bras à sa bourgeoise, dans la rue, c'est afficher sa sexualité. Il y a des mesures dans tout. La sexualité n'est pas qu'une question d'échange de fluides corporels. Concernant les changements : ils ne tombent pas du ciel. Si tu attends le bon vouloir de la classe dominante pour t'accepter, je te souhaite bon courage pour les nombreuses années de frustration qui t'attendent. La loi condamne les actes et injures homophobe, ça signifie que l'homosexualité est entré dans la norme. La norme, rappelons-le, permet aux citoyens d'une société de vivre ensemble. C'est contraignant, c'est tout ce qu'on veut, mais c'est nécessaire. par contre, une norme n'est pas immuable. C'est ce que certains et certaines ont du mal à accepter. Mais la norme, ce n'est pas eux, alors tant pis.
 
 
Sardonique « professeur Rollin » Majesté, qui décidément n'arrive pas à ne pas lâcher de pavé dans ce genre de sujets.
 

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20 févr. 2014, 21:03

"Leee pro-fes-seur Roli aaa toujours quel-que chose à dire !"
\o/


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Level 43
2768 messages

23 oct. 2014, 23:53

Je voulais juste dire que courrier international vient de publier un article qui parle des femmes qui sont prisent pour cibles depuis quelles dénoncent le sexisme dans les jeux vidéos.
 
Je le trouve intéressant et cela questionne quelque part ... :(
 
http://www.courrierinternational.com/ar ... our-cibles

Level 1
2 messages

13 sept. 2019, 00:38

Haagentis a écrit :

Et puis Samus, c'est bon quoi : oui c'est un perso géniale, elle est super balèze, à la fin on se rend compte que c'est une fille et ça donne à tout ça un caractère très fort, et puis qu'est-ce qu'on en fait de ce personnage si balèze et génial ?

Une babe aux gros seins.


Tu aurais préféré une obèse diabétique et aveugle sans doigts de pied dans un fauteuil roulant spatial ?



C'est du chipotage godwinien.



Le fait que Samus Aran soit une belle femme ne lui retire en rien ses caractéristiques héroïques.



Qu'on le veuille ou pas, on préfère toujours nos héros et héroïnes beaux et charismatiques, parce que c'est toujours plus gratifiant de s'identifier à quelqu'un qu'on a envie d'être, qu'à quelqu'un qu'on ne souhaite pas devenir.



Et tout le problème est là dans ce cas précis. Des gros cons auraient pu se sentir trahis de s'être identifiés à Samus pendant toute une aventure, puis de découvrir qu'elle était une femme, ergo que le joueur s'était identifié à une femme sans le savoir (et quand on est macho, on en prend dans son petit égo pénien). D'autres en sont enchantés.



Et je suis certain qu'une fille dans cette situation aurait été ravie.



Le problème n'est donc pas le jeu, mais le joueur.



Et le joueur, c'est une source d'argent, donc il est toujours plus rentable pour une grosse compagnie de mettre en scène des mecs virils et des pouffiasses à gros seins, ou des meufs fragiles qui ont besoin d'être secourues/guidées par la main bienveillante d'un joueur masculin, parce qu'il y a de gros paquets de thunes à la clef, et qu'historiquement le jeu vidéo a toujours visé un public masculin, parce qu'historiquement violent et compétitif. Les grosses compagnies ne vont pas si facilement changer leur fusil d'épaule quand elles peuvent continuer de se faire du pognon sur des jeux machistes



Le problème n'est au final pas lié aux rôles de la femme dans les jeux, mais à ceux que les joueurs désirent et que les compagnies leur offrent. Le problème est l'argent.





Heureusement, le buzz que cette fille provoque pourrait peut-être encourager les marketeux de merde à commander des jeux pour filles qui ne s'intitulent pas "Mon élevage de poneys magiques". La scène indépendante est aussi prometteuse de ce côté là, car non soumise aux pressions d'un éditeur.



N'oublions pas non plus qu'à la période dorée du jeu vidéo, ces derniers étaient principalement japonais. Et la culture japonaise, c'est une culture profondément machiste et sexuellement refoulée. Rien de plus normal donc, que leurs héros ne soient pas des héroïnes, ou alors qu'elles soient trop souvent des pouffiasses à gros seins qui démontent du zombie en bikini avec un chapeau de cowboy, ou des gamines vulnérables.



Ah, et n'oublions pas les géniales Chell et GladOs.


Tu aurais préféré une obèse diabétique et aveugle sans doigts de pied dans un fauteuil roulant spatial ?


Ca m'aurait quand même fait vachement loler dans mon slip, cela dit.
De quel fauteuil vous parlez ?




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