Votre opinion sur la Marche des Fiertés

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27 juil. 2018, 02:06

A mon tour d'y aller de mon pavé sur le sujet.

Je n'ai pour ma part jamais participé à la Gay Pride, puisque tout comme Henkil ou BenJ, je ne me retrouve pas dans l'image qu'en véhicule les médias. Et qu'on le veuille ou non, c'est ce prisme-là "qui fait foi", c'est à travers lui quk+n nous regarde. Les sympathisants / ouverts d'esprit, ils sont déjà de notre côté, c'est pas à eux que l'on s'adresse, mais à toutes celles et ceux qui méconnaissent la question, se réfugient derrière des préjugés.
J'ai moi aussi l'intime conviction que nous sommes à nous tous, toutes les couleurs de l'arc en ciel, les leather daddies, les dragqueens, les jocks, les twinks, les bears.. seulement c'est pas à moi qu'il faut le dire, c'est au grand public ! Et que lui offre-t-on ? Du grain à moudre.
J'entends très bien cet argument qui dit que nous ne devrions pas nous conformer à un moule, de tous suivre le dogme de "l'hétéronormalité". Le soucis, c'est qu'à s'attaquer de manière aussi frontale à cette dernière, cela renforce le stéréotype de "homosexualité = déluré / dépravé.." NOUS, on le sait très bien que ça ne définit pas qui on est, ni qui l'intégralité de la personne qu'ils sont. Mais le grand public, lui ?

Et ces jeunes homos en pleine période de crise ? Ces jeunes dont on invoque le besoin d'avoir des modèles à suivre, valorisant, que leur offre-t-on ?
Il y a des études en Psychologie qui ont été menées sur ce que l'on appelle "les stigmats". On en distingue deux types : les visibles, comme un handicap physique, cécité, obésité, maigreur extrême, appartenance à une minorité ethnique etc., et les invisibles, comme l'anxiété sociale, la surefficience mentale, etc. Et bien il s'avère que ce sont les stigmats invisibles qui sont les plus difficiles à vivre, puisque justement, on en souffre dans l'ignorance quasi totale du monde qui nous entoure, voire pire : l'entourage invalide cette souffrance, la décrit comme injustifiée, de la simple faiblesse...

Vous allez me voir venir: et l'homosexualité dans tout cela ? Et bien ce 'stigmat', car malheureusement c'en est toujours un, il peut être +/- visible. Et c'est justement à celles et ceux qui le portent le +discretement à qui je pense !!! Car elles/eux se retrouvent doublement exclus : ils ne se sentent pas dans l'heteronorme, mais ne se retrouvent pas non plus dans l'image publique qui est faite de l'homosexualité.

Je suis on ne peut plus heureux de savoir que parmi vous, certains vivent quelque chose d'extremement positif par leur participation à la Gay Pride, et comme j'aurais envie que ce soit si simple que de juste faire la fête tous ensemble dans un monde de bisounours !
Mais tout comme l'effervescence de la coupe du monde, elle est éphémère (et notons qu'elle n'a pas QUE des "festivités positives".. merci l'effet de masse debilisant).

La Gay Pride est une fête, mais je ne pense pas que son impact soit celui escompté à la base. Lutter contre l'homophobie, lutter pour l'égalité des droits, c'est un combat de tous les jours, à l'échelle de chacun. Et entendre des clichés issus de cette parade, en guise de préjugés de la part des gens étroits d'esprit, cela n'a rien d'agréable, on a la sensation d'être fait tirer une balle dans le pied par quelqu'un "de son propre camp".

Un immense progrès serait déjà d'avoir une couverture médiatique +objective de l'événement.

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27 juil. 2018, 13:32

@Benji : En gros nous ne sommes pas d'accord concernant la motivation des actes homophobes et visiblement personne ne convaincra l'autre, so let's agree to disagree.

Plusieurs personnes ont évoqué la "mauvaise presse" que fait la gay pride, les médias qui insistent sur des visuels un peu choquants pour la ménagère lambda pour faire de l'audimat, etc. et je me suis posé la question : dans quelle mesure est-ce réellement le cas ?

J'ai l'impression que ça dépend beaucoup des articles. Il n'y a clairement pas une volonté unanime de la presse pour renvoyer une image exubérante de la gay pride en 2018.

Quelques exemples pour la gay pride de 2018
sur LCI
sur linternaute
sur francesoir
sur le point
sur le figaro
sur Marianne

La plupart évoquent le problème de l'homophobie et le militantisme de la Marche. Il y a aussi essentiellement des visuels avec des jeunes qui portent des tenues qui sont pas spécialement choquantes (à moins de pas aimer les cols en V pour les t-shirt). Plusieurs aussi évoquent les origines historiques du mouvement, qui permettent d'en démontrer le rôle et l'intérêt (l'article de Marianne m'a agréablement surpris pour le coup).

Tout ça pour dire qu'à mon avis le problème ce n'est pas la gay pride, mais bien l'ignorance, voire le refus de s'informer concernant la gay pride et les problématiques LGBT et féministes en général (refus qui s'est bien illustré avec le blocus contre l'ABC de l'égalité dans les écoles, avec la propagation de rumeurs complètement absurdes telles que "on va enseigner la sodomie aux enfants"). Or justement, la gay pride fait qu'au moins une fois par an, il y a des articles dans la presse de masse qui abordent la question de l'homophobie et du militantisme LGBT (et vous avez vu que j'ai sélectionné des articles issus de médias pas forcément très favorables).

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28 juil. 2018, 13:56

Merci @louloup de cet échantillon, c'est vrai que même la couverture faire par le Figaro est relativement sobre! @onion20@

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09 août 2018, 21:09

benji92 a écrit :


Je te mets au défi de t'installer genre aux Mureaux ou Sarcelles et de faire savoir que tu es gay à tes voisins et tu verras que les représailles ne tarderons pas à tomber.
Euh... Je vis à Trappes, ville connue pour sa population... Musulmane. Depuis 6 ans. 5 ans avec mon mec, on était pas discrets. Notre voisin de palier est musulman pratiquant. Il est poli et courtois. Tout le monde le savait puisque nous étions proprio et clairement en couple. Un de mes voisins de 60 ans est gay, en couple depuis 30 ans et p'us à Trappes... Bref.

Je ne prône rien sans le vivre directement. 😉

Je sors en débardeur moulant rouge vif, je rentre tard le soir en train. Je reçois mes "amis" pour des "parties de Scrabble" sans souci. Je vais au grec le vendredi soir entouré de musulmans racailleux.

Mais je dois vraiment faire gros hetero 🤩 je sais pas, je vis ma vie sans rien demander aux gens en fait, et ils me le rendent bien...

Je pense que les préjugés sont des deux côtés, et que les gays ne sont pas en reste. J'ai eu mon lot de harcèlements, tabassages et représailles au collège. Mais je n'ai jamais perdu de vue tous les autres gens qui eux m'aimaient sans se poser de question. Et au lieu de demander aux autres de s'adapter à moi, me renfermer et tourner en boucle sur du négatif, appelant du négatif, et générant du mal-être , je me suis adapté et ai évolué.

Vous n'aimez pas qu'on mette tous les gays dans le même sac plein de clichés et autres trucs degueu, ne faites pas la même chose aux hétéros, musulmans gamers, bref... Aux autres 😉

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10 août 2018, 18:18

Non mais Henkil il faut lire ce que j'ai écris, j'ai bien précisé que je sais bien que les muz ne seraient pas tous capables d'agressions homophobes, et du reste c'est surtout les mecs qui posent problèmes car les femmes de cette confession sont souvent adorables et s'en foutent totalement (au mieux elles te kiffent)

Maintenant je n'ai jamais eu de problème dans ma vie non plus a part les incidents que j'ai évoqué (et ça va je ne suis pas traumatisé à vie en fait je m'en fous aujourd'hui) et sinon j'ai toujours bien été accepté partout quand je me suis outé et aussi quand j'étais avec mon dernier amour depuis 10 ans que nous vivions ensemble.

" Je vais au grec le vendredi soir entouré de musulmans racailleux"

Euh ok mais, pourquoi voudrais tu qu'on t'agresse en fait ? Heureusement qu'on peut sortir au grec du coin un soir tard sans se faire agresser, car perso je ne vois pas le motif pour lequel on devrait t'agresser surtout si tu y vas seul?

"Je sors en débardeur moulant rouge vif"
Sans vouloir te contredire le "moulant" aujourd'hui c'est juste banal quoi en gros tu te fond dans la masse quoi mdr

En revanche, retourne dans ton grec avec un amant et roule lui un patin devant tous le monde. Est ce que tu penses que les mecs autour ne réagiront pas?

Ensuite balade toi à trappes habillé avec un t-shirt avec comme motif le drapeau rainbow ou tout autre preuves d'appartenance revendiqué à la communauté et je ne suis pas sur que tu ne recevra pas une ou deux insultes par quelques mecs qui te croiseront.

Ce que je voulais dire avec tout mes messages, et parce que j'ai encore rompu mon souhait de silence parce que ça me gave qu'on me prête un discours que je n'ai pas, c'est que la réalité en France aujourd'hui c'est qu'un gay ne peux pas vivre tranquillement sa vie en public.

Tu ne peux pas tenir la main de ton compagnon, tu ne peux pas l'embrasser, ni même lui faire un simple bisou sur la bouche, ni lui caresser la main, tu ne peux pas lui dire je t'aime en public que ce soit dans la rue, au resto, dans un magasin, au ciné sans que tu risques d'attirer des réactions violentes autour de toi et un risque très élevé d'agression.

Et cela arrive même dans une grande ville, sois disante ouverte et tolérante, comme Paris.

Alors ne me dites pas que l'homophobie n'est pas si importante que ça, qu'il y a plein de gens sympas etc etc... la vérité est qu'on ne peut pas être et vivre librement et ouvertement en tant que gay en France car la réalité est que l'homophobie est ancrée dans les moeurs de notre nation et d'une bonne partie de ses citoyens.

Elle ne s'exprime pas au grand jour, telle qu'elle est réellement tout simplement parce qu'en tant que gay que nous sommes pour la majorité d'entre nous, nous nous cachons, nous restons discret, nous vivons dehors sous un masque, contraint de nous taire, contraint de pas pouvoir vivre sereinement tel que nous sommes vraiment.

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29 août 2018, 13:17

"Euh ok mais, pourquoi voudrais tu qu'on t'agresse en fait ? Heureusement qu'on peut sortir au grec du coin un soir tard sans se faire agresser, car perso je ne vois pas le motif pour lequel on devrait t'agresser surtout si tu y vas seul?"

> je ne faisais que rebondir sur le "vas vivre à Sarcelle ou Mantes" et l'idée que nous vivons dans une totale insécurité véhiculée par certains messages, insécurité notamment liée à certains courants religieux, et donc à certaines population. Je ne faisais que défendre ces populations en disant que, non, les musulmans ne sont pas TOUS de gros homophobes et que, non, vivre dans une ville à tendance musulmane forte n’équivaut pas à "danger si tu es gay". C'est tout. Je suis le premier à prôner le fait qu'il faille arrêter de se victimiser et de vivre dans la peur perpétuelle de l'agression.

"Sans vouloir te contredire le "moulant" aujourd'hui c'est juste banal quoi en gros tu te fond dans la masse quoi mdr"

> c'était le but de cet exemple en fait :) dire que, même en adoptant une façon de m'habiller un peu voyante dans la ville de Trappes, où je devrais vivre dans la peur parce que je suis gay et entouré de vilains musulmans intolérants, baaaaaah... personne ne tilte en fait. Mais niveau habillement, je rebondirait plus bas (notamment sur le fait d'attirer l'attention via des symboles revandicateur, ton exemple plus bas est assez drôle).

"En revanche, retourne dans ton grec avec un amant et roule lui un patin devant tous le monde. Est ce que tu penses que les mecs autour ne réagiront pas?"

> bien entendu, car rouler un patin à un mec dans un grec, au milieu de gens qui sont là pour commander ou manger est totalement naturel, et pas du tout provocateur. A un moment, on récolte aussi ce que l'on sème. Dans mes précédents messages, je suis clair concernant mon opinion sur la sphère publique et la sphère privée. Faire un smac à son mec ou à un mec dans un parc, tranquillou, et discrètement sans l'imposer aux autres, parce qu'on en a envie est très différent à mon sens du fait de frencher un mec en pleine rue ou dans un restaurant ? Quel en serait l'intérêt sinon revendiquer (de manière très déplacée)... quoi ? Ta sexualité ? L'imposer aux autres comme un ado de 15 ans pour choquer ? Ton exemple ne tient pas la route. C'est un peu comme si un fille allait se promener dans la cave d'une cité en mini jupe/jartière et décoltée jusqu'au nombril, et qu'elle venait se plaindre de se faire agresser ensuite. L'agression n'est jamais justifiée, on devrait pouvoir faire ce que l'on veut, mais faut pas chercher la merde gratuitement non plus, surtout quand on sait qu'il y a danger.

"Ensuite balade toi à trappes habillé avec un t-shirt avec comme motif le drapeau rainbow ou tout autre preuves d'appartenance revendiqué à la communauté et je ne suis pas sur que tu ne recevra pas une ou deux insultes par quelques mecs qui te croiseront."

> en même temps, n'ayant pas besoin et ne cherchant pas la reconnaissance des autres à ce niveau-là de ma vie (puisque je prône le droit à l'indifférence et la tranquillité), tu ne me verras jamais me trimbaler avec des signes de revendication sexuelle ou gay, parce que je trouve cela profondément stupide. Et je n'irait pas porter un arc-en-ciel sur un tshirt parce que je trouve cela moche (le motif, l'accumulation de couleurs, bref, pas mon style).Défendre des droits et l'égalité de traitement via des actions politiques, médiatiques ou pacifiques c'est une chose essentielle. Tu veux porter ton arc-en-ciel ? Porte-le parce que tu aimes la couleur, pas pour provoquer une réaction chez les autres. C'est sûr que si tu portes de multiples signes gay et te postes devant les mecs en les fixant d'un regard défiant pour bien leur montrer que tu es là, baaaaaaaaaaaah... ça risque de fuser.
Mais comme dit plus haut, connaissant le monde actuel, je vois pas l'intérêt d'aller provoquer gratuitement le clash, si clash potentiel il doit y avoir. Je dis pas de se cacher, je dis juste qu'il faut arrêter aussi d'être cons. Si on sait que tel ou tel truc dans le monde actuel peuvent être dangereux, et qu'on a pas envie de subir, baaaaaaaaaaah faut juste être intelligent et ne pas aller volontairement et consciemment chercher la merde non plus.

"la réalité en France aujourd'hui c'est qu'un gay ne peux pas vivre tranquillement sa vie en public."

> c'est quoi vivre sa vie en public? Frencher son mec de manière bien provocatrice en public? S'habiller en arc-en-ciel géant et aller frencher son mec au grec? Ce sont les exemples que tu donnes, et même moi, gay qui ne se cache pas, ouvertement outté et qui aime les couleurs vives, s'habiller quotidiennement moulant et qui ne se cache pas, je désapprouve ce genre de comportement que je ne juge pas... merde attends, j'essaye de trouver un mot qui ne va pas déclencher une apocalypse zombie gay... "acceptables en public"?
Ma vie en public quand j'étais en couple : je tenais la main de mon mec au ciné lumière allumée, personne ne m'a jamais rien dit (en banlieue loin de Paris proche de Trappes, zone à risque, attention!!!), dans les magasins, au resto, quand on passait une porte, ma main se positionnait sur le bas de son dos (geste que je me suis surpris à faire après notre séparation tant il relève du réflexe), nos regards ne trompaient personne, on se faisait du pied, partout, on s'en foutait. Mais il y avait des limites claires et définies de savoir vivre en communauté et en public. Jamais on se serait frenché en public, ou tripoté en public, ou appelé dans la rue de manière bien clichée ou dégoulinante de gay-itude pour... quoi? attirer l'attention? On vivait notre vie, aux yeux de tous, et personne ne nous a jamais rien dit, en 9 ans de vie commune. Bref.

Tu ne peux pas tenir la main de ton compagnon, tu ne peux pas l'embrasser, ni même lui faire un simple bisou sur la bouche, ni lui caresser la main, tu ne peux pas lui dire je t'aime en public que ce soit dans la rue, au resto, dans un magasin, au ciné sans que tu risques d'attirer des réactions violentes autour de toi et un risque très élevé d'agression.

> voir plus haut. On doit pas vivre dans le même monde. Ou alors Trappes/St Quentin en Yvelines/Berck sur Mer et Bayeux sont des villes hyper gay-friendly. Je ne dis pas que le risque n'existe pas, mais comme tout risque, il peut être un tant soit peu maîtrisé. Comme dit plus haut, on se doit d'être prudents, c'est comme cela. Mais si tu n'es pas dans la démonstration exhubérante et déplacée, ça passe assez bien en fait. Je finis réellement par croire que je dois faire peur... Moi et ma tête de méchant et mes petits muscles, on doit tellement en imposer que... xD

Et cela arrive même dans une grande ville, sois disante ouverte et tolérante, comme Paris.

> ça, je plussoie. Les gays migrent sur Paris en croyant pouvoir jouir de plus de tolérance et de liberté mais j'ai comme un doute...

Alors ne me dites pas que l'homophobie n'est pas si importante que ça, qu'il y a plein de gens sympas etc etc... la vérité est qu'on ne peut pas être et vivre librement et ouvertement en tant que gay en France car la réalité est que l'homophobie est ancrée dans les moeurs de notre nation et d'une bonne partie de ses citoyens.

> encore une fois, je ne dois pas vivre dans le même monde que toi/vous, ou alors quelque chose dans mon comportement ou ma façon d'être déclenche de la bienveillance ou de l'indifférence chez les gens autour de moi. Parce que je vis dans une ville pas célèbre pour sa gay-friendly attitude, suis entouré de gens de tous milieux, ai une famille (oncles) assez homophobe, ne me cache pas, et vis ma vie comme je l'entends (j'avoue, totalement hors milieu et déconnecté de toute réalité gay), je matte les mecs à la salle de sport, suis outté dans toutes les sphères de ma vie, et je reste campé sur ma position que pour 1 homophobe rencontré, 100, 200, 1000 autres personnes se montrent tolérantes, bienveillantes voire s'en foutent royalement.

"contraint de pas pouvoir vivre sereinement tel que nous sommes vraiment."

> ça resort souvent dans ton discours... C'est quoi "tel que nous sommes vraiment" ? Perso, je suis peut-être totalement creux et sans relief, mais y'a rien de plus que ce que je suis au quotidien. J'aime les mecs, mais au final, ça change rien à touuuuuuuuuuuuut le reste de ma vie, juste qui je baise dans mon intimité. Le reste du temps, je suis l'incarnation de la "normalité" : je mange, je dors, je travaille, je ris, je fais du sport, je vais au ciné, je discute de tout et de rien... ma sexualité n'est rien qu'une des multiples facettes de ma vie, de ma personnalité. Elle n'est ni centrale, ni un étendard à brandir au quotidien. Je précise que je suis gay à mon entourage au détour d'une conversation (généralement en disant "mon mec" au lieu de "ma meuf", et les gens comprennent tous seuls, comme des grands). Je réponds volontiers aux questions si les gens en ont mais sinon... bah je vis ma vie sexuelle comme un grand, et n'ai pas besoin de la prôner au quotidien. Je vis tel que je suis vraiment, "être gay" est un morceau de moi, parmi tous les autres morceaux. "tel que nous sommes vraiment" sonne comme si "être gay" était central, définissant tous tes faits et gestes. Perso, je ne mange pas gay, dors pas gay, ne m'habille pas gay, ne paye pas mes factures d'une façon gay. Je ne jardine pas gay, je ne prends pas les transports gay, je ne vis pas gay. Je suis un être humain, je suis comme tous les autres. Après si les autres veulent se focaliser sur moi et que je les fascine au point d'être ou de devenir central dans leurs vies... bah, lol, why not. Mais perso, les gens s'en branlent de ma vie... et me prennent même tous la tête pour que je retrouve vite un mec parce qu'ils s'inquiètent pour moi, ce qui est trop cute. Que ce soit ma famille, mes amis, mes collègues, ou de simples connaissances, ils me posent des questions et me souhaitent le meilleur, ou alors s'en branlent royal, ce qui est très bien aussi.

Bref. Perso, et c'est une constatation étrange pour moi qui me pensait "Daria" dans l'âme, et pessimiste... Je vais continuer à voir le bon côté des choses et des gens, et à croire en la bonté et la bienveillance des gens. Je vous jure que la bienveillance appelle la bienveillance, et que le doute, la méfiance et le négativisme appellent également le négatif...




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