"Tapette!" ; "PD !"... insultes ? Mouiii... mais...

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25 sept. 2017, 18:29

Bonsoir/jour à tou(te)s !


Je vais lancer un débat probablement controversé, mais c'est peut être ce qui en fera quelque chose d'hyper intéressant si je me base sur ce qui a pu animer les claviers des NGs jusqu'ici.

Question qui me vient à l'esprit d'autant plus que je suis enseignant depuis la rentrée, et la question devient donc très... "pratico-pratique" :

Imaginez, vous êtes donc "un adulte référent" auprès d'un public très jeune (collégiens ou lycéens), et vous surprenez des garçons qui lors d'échanges verbaux agressifs se mettent à crier "tapette !" ; "PD" ; "pédale" et autres joyeusetés.
Quelle est votre réaction, et... pourquoi ?


Car oui... je suis pour ma part face à un léger dilemme, car je trouverais presque des raisons d'ignorer de tels propos, au risque de leur donner trop d'importance, voire de laisser passer un message à l'exacte opposé de ce que je pense !

Nous sommes d'accord que pour de véritables insultes de type "connard / sale con" etc., il n'y a pas à hésiter une seule seconde, ce sont des insultes caractérisées, qui n'ont pas lieu d'être tolérées. Mais... "tapette", "PD", "pédale", malgré toute la violence verbale qu'ils renferment, renvoient aussi à "homosexuel", et donc, sanctionner de tels propos pour la raison qu'ils sont insultants, revient indirectement à dire que... "homosexuel", c'est négatif, c'est une insulte. CAR OUI, quand on demande à des élèves ce que cela veut dire, certains l'ignorent, mais certains le savent très bien, et c'est la raison pour laquelle ils emploient ces mots. D'autres allant carrément jusqu'à "se traiter de << sale gay >>".

Insulte ou pas insulte ? Comment reprendre de tels propos, tout en restant "cohérent", et sans se lancer dans une explication étymologique chronophage et pas toujours possible [en plein cours ; dans un rang dans les couloirs...]


Voilà, vous avez 4 heures @onion29@

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25 sept. 2017, 18:43

Cela reste une insulte mais qui n'est dans la plupart de ces jeunes ados pas vraiment mesurée. Ils n'ont pas conscience de ce qu'ils disent quand ils s'insultent entre eux . C'est comme quand tu les entend souvent dire meme entre potes "va niquer ta m....".

Mais cela m'agace quand meme . Si les jeunes je les connais , je les reprendrai surtout sur les insultes sur les gays ou sur la famille en tentant tant bien que mal de le faire prendre conscience de la gravité de ces mots . Je ne peux pas rester indifferent . Par contre si ces jeunes sont inconnus , je passerai mon chemin sauf si cela va trop loin , car je ne suis pas leur père (j'ai envie de dire heureusement) et je ne souhaite pas prendre le risque de m'immiscer dans leur vie sous peine d'avoir le retour de baton d'un de leurs parents du genre de quoi je me mêle.

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25 sept. 2017, 18:46

Awi, j'oubliais de préciser, ce questionnement est d'autant plus complexe pour moi que je suis dans l'enseignement privé catho... xD
Du coup, le "débat sur l'étymologie", le véritable sens des mots et leur implication, j'aurais envie de prendre le temps si ça s'avère nécessaire, mais... de là à savoir comment ça sera accueilli après, le fameux retour de bâton des parents... ><"

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25 sept. 2017, 18:55

En tant qu'adulte référent j'aurais peut-être simplement demandé d'arrêter d'employer des insultes mais plutôt d'exprimer un désaccord ou une colère envers quelqu'un d'autre par des arguments.En société les problèmes ne se règlent pas par l'insulte et la violence mais de manière civilisée, c'est-à-dire par un rappel du règlement/de la loi et son explication si besoin.
Mais... "tapette", "PD", "pédale", malgré toute la violence verbale qu'ils renferment, renvoient aussi à "homosexuel", et donc, sanctionner de tels propos pour la raison qu'ils sont insultants, revient indirectement à dire que... "homosexuel", c'est négatif,
Pas du tout , que dirais-tu de quelqu'un qui emploi les insultes racistes "nèg**" ou "bougno***"?
Ce sont des insultes mais ça ne veut pas dire qu'être arabe ou avoir une peau foncé est négatif.C'est la même chose pour PD, c'est une insulte parce que ce terme est utilisé dans ce but, il y a d'autres termes pour parler de l'orientation sexuelle de quelqu'un sans l'insulter ou essayer de l'humilier.
c'est une insulte. CAR OUI, quand on demande à des élèves ce que cela veut dire, certains l'ignorent, mais certains le savent très bien, et c'est la raison pour laquelle ils emploient ces mots. D'autres allant carrément jusqu'à "se traiter de << sale gay >>".
Pareil pour "sale arabe ou sale juif", ce sont des insultes non pas parce qu'être arabe, juif ou gay serait mauvais mais parce que ces termes sont utilisés pour faire du mal en faisant croire que cette particularité est négative .
D'ailleurs le fait que pour insulter la personne il faut faire précéder le nom de l'adjectif "sale" montre bien que qu'être gay/arabe/juif/[...] n'est pas sale en soi.
Modifié en dernier par okami29 le 25 sept. 2017, 22:41, modifié 1 fois.

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25 sept. 2017, 20:08

Merci Okami, tu me donnes des pistes pour être mieux à même de faire face à ce style de scénario, tout en restant précautionneux de ce que ma propre réaction pourrait véhiculer.

Je retiens donc "l'intention de nuire", plutôt que le banal terme "insulte". Dans "intention de nuire", il y a quelque chose de très personnel et subjectif, on est déjà dans l'ordre de l'interprétation. Alors que les "insultes", c'est une catégorie de mots, un truc relativement figé, qui met tout ou presque au même niveau.

Je peux, à froid avec le(s) élève(s) concerné(s), reprendre cette "intention", et les faire réfléchir sur ce qu'elle implique. Alors que remettre en question la nature même de "l'insulte", le truc qui est "socialement encodé" dans nos langues et nos cerveaux, c'est une autre histoire...

Le débat reste entier à d'autres égards, mais merci, j'ai pour le "pratico-pratique" déjà quelque chose de plus facile à utiliser :D
Et je pense que j'aurai quelques suggestions quant à certaines tournures de phrase dans le règlement intérieur pour l'année prochaine du coup :')

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26 sept. 2017, 13:50

Personnellement j'interviendrais, non pas en "défendant l'homosexualité" mais en confrontant les jeunes gens en mettant ses insultes au même niveau que du racisme. Je ferais de la rhétorique :

"Damien, je viens de t'entendre dire sale pédé. Est ce que tu te rends compte du genre d'insulte que tu emplois ? Est ce que tu t'imaginerais dire "sale nègre" à Carine (qui serait noir dans la classe pour l'exemple admettons) ? Surveillez votre language, l'homophobie, le racisme, la xénophobie et tous les types de discrimination sont condamnés par la loi"

Du coup, plutôt que de défendre "les homosexuels", je défendrais tout type de discrimination. Après, je n'ai aucune idée de la pédagogie à employer fasse à des écoliers et je n'aurais jamais la prétention de savoir quoi faire, ma proposition est particulièrement théorique.

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26 sept. 2017, 14:08

Donner des leçons, c'est la pire méthode je pense. Bon, enseigner c'est ton métier. Mais je pense que c'est contre productif. Vouloir traiter ces termes comme des insultes à part renvoie à l'idée des minorités.
Pour ma part (et ce n'est que mon avis, je ne fréquente aucun gamin), j'aurais relevé l'insulte comme pour un "connard" ou un "fils de pute". Peu importe l'histoire qu'il y a derrière. Rares sont ceux qui savent que "con" est une insulte sexiste puisque ça renvoie au sexe féminin et que c'est l'équivalent de "famelette" par exemple. Donc sanctionner mais à quoi bon expliquer. D'autant qu'ils le rediront sûrement.
Même moi je le dis. Donc bon.

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26 sept. 2017, 18:01

Imaginez, vous êtes donc "un adulte référent" auprès d'un public très jeune (collégiens ou lycéens), et vous surprenez des garçons qui lors d'échanges verbaux agressifs se mettent à crier "tapette !" ; "PD" ; "pédale" et autres joyeusetés.
Quelle est votre réaction, et... pourquoi ?
> je suis le premier à utiliser l'expression "c'est pas un truc de pédé", et ça me fait bien marrer. C'est une expression passée dans le langage courant, et cela n'a aucune valeur ou portée insultante. Tout dépend je pense de l'intention que l'on met derrière. C'est comme dire "mais t'es blonde ma parole" ou "c'est pour les nains ton truc". On associe des idées plus ou moins vagues, pas forcément sympas sur le fond du fond, mais je pense qu'il faut arrêter de se formaliser sur tout. Je suis gay, je ne m'en cache pas, je me fouts d'entendre ce genre de phrase, ou des gens se traiter mutuellement de "pédé" ou "tapette". J'ai subi ça une bonne partie de mon adolescence, et au final, cela n'entâche ni celui que je suis, ne ma façon de voir le monde ou d'exister. Tout dépend je pense l'intention qui est mise derrière. Deux mecs qui se frittent et sortent "tapette" ou "pédé" dans l'énervement, c'est comme dire "connasse" ou "pouffiasse". Globalement, il ne devrait même pas être question de s'insulter, mais bon... passons. Si l'insulte est portée directement sur un gay, dans le but de l'humilier ou le pointer du doigt pour le rabaisser, là c'est autre chose.

Car oui... je suis pour ma part face à un léger dilemme, car je trouverais presque des raisons d'ignorer de tels propos, au risque de leur donner trop d'importance, voire de laisser passer un message à l'exacte opposé de ce que je pense !
> voilà, c'est ce que je disais. L'important est de voir s'il s'agit de tics de langage, ou de vraies bonnes insultes... homophobes ? On ne peut pas vraiment parler d'homophobie. Oui je suis pédé. Après la tapette, quand elle va te mettre son poing dans la gueule, tu vas comprendre ;D Je pense que cela nous touche directement parce que nous, gays, avont tendance à tout prendre personnellement ou mal en fait. Tout est directement traité sur la défensive. Cela me fait penser à l'épisode de South Park ou Mr. Garison passe sont temps à dire "tafiole" ou "tapette" et qu'il revendique le droit de le dire parce qu'il est gay, alors que les autres mecs n'ont pas le droit parce que c'est une insulte quand eux l'utilisent... c'est comme une pote of mine, black, qui critique les autres blacks, et te sort "moi j'ai le droit, si je dis ça, ça ou ça, ça sera pas mal pris, vu que je suis black moi-même. Si toi tu le dis, tu seras raciste :D".

CAR OUI, quand on demande à des élèves ce que cela veut dire, certains l'ignorent, mais certains le savent très bien, et c'est la raison pour laquelle ils emploient ces mots. D'autres allant carrément jusqu'à "se traiter de << sale gay >>".
> tu as ta réponse. C'est de l'ignorance (maintenant je pense à Michael Jackson dans South park... "c'est de l'ignorance!!!").

Je pense, sans pouvoir aller jusqu'au bout et te proposer une methode alternative, que de pointer du doigt la chose ne fera que la stigmatiser encore plus. A part leur faire un cours basé sur la violence contre les gays (à grand renfort de photo de gens tabassés, pissant le sang, d'ados rejetés ou jetés de chez eux, etc.) pour les confronter à ce que vivent des jeunes de leur âge, pour les faire réfléchir à l'impact, comment eux le vivrait... :/

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26 sept. 2017, 20:08

Il y a deux points dans ta situation:
- le fait que les élèves s'insultent (c'est pas bien)
- le fait qu'il y a des propos intolérants

Oui, ils s'insultent avec des propos intolérants, et oui on fait un lien tout de suite (et eux aussi), mais quelle est ta finalité ? D'une part faire cesser les insultes, et d'autre part de leur faire passer un message. Je te conseille de séparer les deux, ce sera plus facile pour toi de traiter chaque point séparément.

Tu fais cesser les insultes quand il y en a, quelles que soient ces insultes, parce que tu es l'adulte référent et que c'est toi qui impose cette règle.

Tu fais un cours ou une intervention sur la tolérance, que tu prépares et que tu fais à un moment que tu choisis, pour leur apprendre des choses.

Tu peux rappeler des situations de la vie, dont les insultes, pour les impliquer les faire participer et s'intéresser.
Par contre, si tu te lances dans une explication au moment des insultes, tu risques de ne pas être préparé, de ne pas disposer de temps, et de ne pas rencontrer un public préparé à recevoir ton message (aussi bien celui qui vient de se faire réprimander, que la victime, ou que le reste du groupe qui ne sentira pas concerné).

Pour délivrer un message difficile à faire passer, mets toutes les chances de ton coté en maîtrisant le plus de paramètres possibles.

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27 sept. 2017, 00:26

Je rejoins la réponse de Henkil, moi même j'emploi des expressions familières et "injures" sur l'homosexualité/racisme et autre, pourtant je suis gay, mes amis le savent, mais tant que cela reste dans le registre et l'intention de la blague (et que cela ne blesse personne) bah où est le problème ? On se marre bien. Apres certes faut savoir quand et avec qui avoir un langage familier.

La difficulté est de savoir en effet le ton de ce langage, des jeunes/ado qui s'insultent c'est courant voir anodin (en plus à cet âge on est con et on aime ce qui n'est pas bien, relever l'insulte n'aura donc que l'effet inverse à mon avis :/), mais pour autant certain mot peuvent blesser sans que la personne concernée se manifeste, au contraire elle peut y participer (phénomène de groupe, on copie souvent son voisin pour s'intégrer). Et un ado peut ainsi évolué en voyant l'homosexualité comme un "défaut" une réelle insulte.

Pour ma part, aujourd'hui les "pd" "tapette" "tarlouze" émit comme insulte, je ne les prend absolument pas tel quel, car oui je suis gay, et ce n'est pas du tout un mal pour moi.
Mais grandir des classes de collège/lycée avec ce genre d'insulte au quotidien, ne m'a jamais fait douter ou regretter mon orientation sexuelle, cela m'a cependant retenu pendant longtemps avant de l'annoncer à mon entourage.

Il n'y a pas de solution miracle :/, car tout dépend du contexte, de l'environnement, et des deux interlocuteurs. Ces "insultes" sont depuis trop longtemps dans le langage courant, réprimander ou l'expliquer je pense ne changera rien, mais il faut s'assurer que cela ne véhicule pas de mauvaise intention et n'affecte pas les esprits sensible à ces remarques. (Et là dessus, je pense pas que les Catholiques désapprouvent ^^)
A la longue ce sera comme "con" "putain", bien loin de sa signification originel et sans impact.
"Alors, si vous êtes plus à l'aise avec les notions concrètes, je peux vous proposer mon pied dans les noix..."

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27 sept. 2017, 11:48

Après tu peux aussi partir sur la piste du sexisme inérant à ces insultes. J'suis pas un spécialiste du tout, mais la majorité (ou totalité) des insultes homophobes ont une base sexiste (en gros, rabaisser un homme à une image de femme, parce qu'il se fait potentiellement prendre pendant un acte sexuel, ce qui implique que la femme est donc inférieure à l'homme).

C'est juste un point de réflexion intéressant, après, à savoir si il est pertinent dans ce contexte...

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08 mars 2018, 02:42

Assez surpris (ou pas) de lire dans certains posts que ces insultes sont passables dans certains cas, que c’est l’intention derrière qui compte.

L’enfer est pavé de bonnes intentions, vous savez... ne pas avoir eu « l’intention » de causer du tort ne minimise pas les conséquences d’actes ou paroles nuisibles pour autant. Même si c’est sur le ton de la plaisanterie, on pose de manière sous-jacente l'idée qu’il est normal de considérer les gays comme des êtres inférieurs, faibles... le seul cas où ces insultes passeraient, ce serait dans une situation où il y aurait reappropriation du stigmate.

Puis les faits sont là : les gays en général se suicident plus que les hétéro à cause de ces petites insultes qui mises bout à bout ne sont pas si négligeables. Imaginez quelqu’un qui vous donnerait un petit coup sur l'épaule. Inoffensif sur le moment. Il fait ça en pensant vous taquiner, en pensant que ça vous amuse autant que lui. Mais s’il répète le mouvement à chaque minute ? Sans arrêt pendant dix minutes minutes ? Que vous ne pouvez pas l’éviter, changer de place sans paraître froid ou boudeur ? Laisserez-vous passer en vous disant qu’il ne le fait pas exprès et qu’il ne réalise pas le tort qu’il provoque ?

Même s’ils ne savent pas le sens et la portée des insultes qu’ils emploient, les momes comme le reste de la société par son inaction banalisent l'idée qu'être gay c’est sale, c’est être faible et en-dessous des autres, pire que tous les autres stigmates, pire qu’etre racisé·e ou femme.

Laisser faire ou ne pas relever parce que l’intention n’y est pas c’est perpétuer ces clichés dont les conséquences désastreuses sont avérées (jetez un œil au études présentant les taux de suicide et de dépression parmi les gays).

Si on veut que ça change il faut montrer aux enfants que non, ces insultes n’ont pas lieu d’être. Qu’ils aient le souvenir d’adultes leur ayant montré qu’on peut se construire autrement que dans un modèle viriliste où trônerait le mâle dominant musclé et poilu alors que seraient méprisés les « enculés » pensés comme gros, imberbes ou efféminés. Tellement dévastateur plus tard...

Donc oui, en tant que prof de mon bahut je ne laisse pas passer. C’est la sanction qui tombe et je prends le temps de leur expliquer — jamais frontalement et à brûle-pourpoint mais ça, c'est un peu la « base » du métier — quand le sens des injures qu’ils emploient, leur caractère stigmatisant et je leur en enseigne une autre que je place comme étant la pire de toutes (je suis en REP+) : saperlipopette.

Croyez-le ou non, les gamins s’en servent !
Modifié en dernier par Avatea le 09 mars 2018, 20:35, modifié 5 fois.

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08 mars 2018, 23:29

A mon VDD, je te rejoins sur pas mal de points, enfin pratiquement tous en fait.




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