Couple libre

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29 sept. 2017, 18:40

Neptunide a écrit : Si quelque chose ne va pas dans un couple, on règle d'abord ses problèmes. On en parle, on essaie de trouver une solution, et si ça ne marche pas, hé bien on fait ce que toute personne adulte et mature fait : on se sépare sans faire de reproche, on comprend et explique que ce n'est ni de sa propre faute, ni de la faute de l'autre, que l'on a juste essayé et que cela ne marche pas, et qu'il n'y a personne à blâmer pour cela. On remercie l'autre d'avoir apporté ce qui était nécessaire au moment où c'est arrivé, et on évite l'amertume.
Donc pour toi , si tu aimes ton compagnon plus que tout et que le jour où tu ne peux plus avoir de rapport sexuel avec lui (pour une raison indépendante de vous deux : exemple : santé) , tu le remercies ... ok, pourquoi pas, chacun son point de vue , et je pense qu'il n'y a pas un meilleur qu'un autre (on fait comme on peut) , personnellement j'ai préféré le couple ouvert ... mais je comprends ...

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29 sept. 2017, 20:18

Neptunide a écrit : Le couple ouvert, ça reste quand même le plaisir hyper individualiste.
Personne ne me fera gober que l'on partage le plaisir avec son mec quand on va se taper d'autres gars dans son dos, que ce soit d'un accord mutuel ou pas.
C'est juste une excuse pour se donner bonne conscience.
Quand le sexe passe prioritaire aux sentiments, c'est loin d'être une relation équilibrée, car ça ne reste que de la pulsion.
C'est ton point de vue, pas le mien.

Là où tu vois " plaisir hyper individualiste" , j'y vois un compromis qui permet à mon compagnon et à moi de pouvoir continuer à partager notre vie ensemble.

Peut être que pour toi l'abstinence pour le reste de ta vie est acceptable, mais cela ne l'est pas pour tout le monde ...

J'aime mon compagnon, donc je ne vais pas le jeter pour un "prétexte" qui est surmontable autrement ... si pour d'autres, ce n'est pas surmontable ... ok, chacun fait comme il peut ...

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29 sept. 2017, 20:34

Peut être que pour toi l'abstinence pour le reste de ta vie est acceptable, mais cela ne l'est pas pour tout le monde ...
qui a parlé d'abstinence ?

vivre à deux ne permet donc pas de jouer au loup et de se faire plaisir avec en plus quelqu'un qu'on aime ?

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29 sept. 2017, 20:56

Si c'est dans la compréhension et l'acceptation à 100% mutuelle sans qu'aucun des deux partenaires n'impose son choix de manière prépondérante à l'autre ça me paraît compréhensible.

Après si l'on tombe dans une relation patchwork où l'un se sacrifie par peur de perdre l'autre car il l'aime toujours profondément ou par peur d'être seul je trouve ça dommage.

Je pense vraiment à ce jour avoir la force de rompre de manière pragmatique même s'il me restait de puissants sentiments car je n'aurai finalement pas la force de m'embourber dans un schéma loin de mes attentes en terme d'accomplissement et de stabilité.

Bien entendu comme un gros beauf macho gay j'aimerais avoir un harem h24, mais bon qu'est ce que j'arriverai à construire de vertueux... Je pense que ce serait difficile.

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29 sept. 2017, 21:25

@mizune , c'est moi qui en parle.

@Lake ben justement, on parle de compromis : d'une entente à deux ... si cela ne te convient pas : ok ...

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30 sept. 2017, 08:47

Neptunide a écrit : [...]
Ce déni de réalité en puissance... effrayant.
[...]
Ou alors, tu trolles, ce n'est pas possible autrement.
[...]
Il y a un self-control à avoir.

Tu peux trouver toutes les excuses que tu veux, mais à la fin de la journée, tu ne fais qu'utiliser les autres pour ton propre plaisir personnel. Désolé si ce reality check te blesse, mais à un moment, faut arrêter de déconner en trouvant des arguments à côté de la plaque juste pour tenter d'avoir raison.
[...]
Trouves toi toutes les illusions que tu veux pour te rassurer
[...]
Ceux qui multiplient les conquêtes ont juste un manque de reconnaissance, ou une piètre self-esteem, ayant toujours besoin de séduire ou copuler avec les autres pour se rassurer ou se sentir digne d'intérêt. Le problème est qu'ils resteront dans cette position éternellement s'ils ne font pas un travail sur eux-même.
[...]
Libre à toi de n'en faire qu'à ta tête et tes envies, mais ne vient pas être surpris si l'on te voit comme instable et égoïste.
[...]
Il y a une dignité à avoir envers soi même et les autres.
Que l'on veille expérimenter plusieurs choses dans sa jeunesse, je n'y vois aucun mal, mais dans ce cas là, autant le faire en étant célibataire. Mais à un certain moment, il va falloir grandir un peu.
[...]
*casquette de modérateur*

Neptunide, il faut que tu fasses beaucoup plus attention à la manière dont tu t'exprimes et dont tu défends tes opinions.

Je n'apprécie pas du tout que tu insultes d'autres membres avec tes propos parce qu'ils sont différents de toi. Je peux parfaitement comprendre que tu sois rebuté par des modes de vie qui ne te correspondent pas mais je t'interdis formellement d'attaquer ouvertement des membres parce qu'ils ne partagent pas ta définition du bonheur ou de l'amour. Next Gaymer est une association LGBT inclusive, chacun est différent et doit pouvoir partager son opinion dans un cadre safe sans avoir à se faire pointer du doigt et tourner en dérision.

Tous les points où tu précises que c'est "selon ton point de vue" me conviennent très bien. En revanche, quand tu déposes tes certitudes à l'impératif en insultant tous les gens qui ne partagent pas ton point de vue ou ton mode de vie, cela me pose problème. Prendre les gens de haut en leur disant de grandir, de faire un travail sur eux-même, etc... cela est irrespectueux. Je te met cet avertissement parce que je pense que c'est juste une maladresse de ta part, j'ai bien conscience que ce sujet te porte à coeur mais ce ne doit pas être une excuse pour ignorer que les autres ont aussi des sentiments. Je suis certain que tu feras plus attention et je t'en remercie beaucoup.

*retire la casquette de modérateur*

Maintenant à titre purement personnel, si tout le monde est averti, informé et consentant, quel est le problème ? Le sujet de l'article est le couple libre. Et comme on a pu le voir à travers les témoignages, il y a autant de configurations et de formes que de personnes... Ce qui me semble être aussi divers que "les couples normaux". On ne parle pas forcément d'adultère, de tromperie, d'exploitations d'hommes célibataires à l'insu de son partenaire, etc... J'ai la sensation que c'est cet aspect que tu désignes alors qu'il n'est pas forcément synonyme des configurations de couple libre.

Qu'est ce que ça peut bien te faire que deux personnes fassent leur vie ensemble et voient des garçons de temps en temps ? J'ai bien compris que ça te dérange, mais qu'est ce que ça peut te faire ? En quoi ça t'autorise à dénigrer leur couple s'ils sont heureux comme ça (et j'ai bien compris que dans ta perspective, ils ne pourraient qu'être malheureux... Mais j'aurais tendance à te dire que ce sont des adultes et que s'ils sont toujours ensemble à travers les années, c'est qu'ils y trouvent leur compte.).

J'ai du mal à comprendre pourquoi tu jugerais que leur bonheur serait faux, ou sale, ou inférieur à ta propre définition du bonheur.

Je suis assez terre à terre, je vois deux aspects pour répondre à ton animosité sur ce mode de vie qui ne te correspond pas : les humains sont des mammifères, nous sommes assujettis aux forces chimiques de la nature (la monogamie y est bien moins répandue que la polygamie). Si la nature a rendu presque tous les animaux polygames, quel est le problème à ce que les humains veuillent partager de nombreuses expériences sexuelles ?

Deuxièmement, pourquoi attaquer des gens qui vivent leur vie, qui sont majeurs, vaccinés et consentants, et qui n'auront jamais aucune conséquence sur ta propre vie ? Ne devrais-tu pas laisser les gens trouver ce qui leur correspond et faire ce qu'ils veulent sans les juger, tout comme tu aspires sans doute à ce que les hétérosexuels te laissent vivre ta vie normalement ? Ce parallèle me parait intéressant, parce que nous nous sommes battus pour faire accepter le fait que nous soyons tous différents. Pour moi en général, le mépris des gens différents, alors qu'il ne nous touche justement pas personnellement, renvoie à sa propre insécurité

Je finirais par dire que je ne suis absolument pas en train de te convaincre de changer d'avis sur la question. Nous sommes tous pétris de nombreuses convictions, nous avons tous des valeurs différentes mais on s'influence malgré tout (consciemment ou à notre insu, plus ou moins, bien ou mal) en débattant et en partageant nos opinions avec respect et en étant à l'écoute des autres. Je ne défends pas un mode de vie plus qu'un autre, je défends profondément l'idée qu'il est possible d'être tous différent et d'être capable de vivre ensemble.

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30 sept. 2017, 16:21

En fait, je pense que le couple libre peut faire du bien à l'égo. Ego, sans le côté péjoratif. Savoir que tu plais en dehors de ton couple c'est agréable. Tout est lié à la considération de notre corps. Ceux qui trouvent que le corps est un lieu sacré ne voudront peut-être pas franchir le pas de cette ouverture de leur couple. Mais l'on peut aussi voir le corps comme un outil pour élever l'âme et l'esprit. Le sexe est un vecteur potentiel. Donc si on plaît à d'autres mecs, que notre conjoint est d'accord, que tu prends ton pied et qu'en plus tu te sens valorisé, voire empathique, c'est une chose positive.
Je pense que l'on a malheureusement gardé une vision "religieuse" de notre corps à cause de notre culture judéo-chrétienne dans laquelle le sexe est sale, la norme est la monogamie, où la masturbation rend sourd, etc. Des leçons, des jugements de valeur qui ne reposent sur rien...

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30 sept. 2017, 18:47

Je pense que l'on a malheureusement gardé une vision "religieuse" de notre corps à cause de notre culture judéo-chrétienne dans laquelle le sexe est sale, la norme est la monogamie, où la masturbation rend sourd, etc. Des leçons, des jugements de valeur qui ne reposent sur rien...
Ouais enfin...ça ne va pas faire de la polygamie une vertu cardinale non plus

en plus j'ai vraiment l'impression que...pour trouver un petit ami et le garder...ben je dois accepter le compromis du 75% ensemble et 25% ailleurs sinon il me quitte et je reste tout seul ?

Pourquoi parce que ça flatte son égo ? Je ne suis pas assez bien pour lui ? Je ne lui suffit pas ? J'ai fait quelque chose de mal ? Il veut allé voir ailleurs parce que je n'arrive pas à faire le poirier japonais ? @onion13@

Et puis...c'est quoi ce besoin de vouloir absolument allé voir ailleurs
Une question d'habitude peut-être ? Il a toujours eu tous les hommes à ses pieds et il ne veut pas en changer...mais il m'aime alors il est à moi...vraiment ?

@onion19@

c'est compliqué hein quand même

et puisque je dois me faire une raison que je ne serais jamais assez bien pour un seul homme quoi que je fasse...
vœu de célibat : me voilà ! @onion3@

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30 sept. 2017, 19:27

Mdr faire le poirier japonais tu m'as tué !

Déjà même anatomiquement parlant je pense que sur ce versant ce n'est pas donné à tout le monde de trouver un champion de gymnastique.

S'il y a des personnes qui souhaitent maintenir une relation monogame exclusive, leur pendant existe ça et là. Après c'est la faute à pas de chance de ne pas être synchro sur ce type de rencontres.

Je trouve sain en couple d'exprimer néanmoins de trouver untel ou untel esthétiquement charmant sans forcément vouloir tirer son coup avec. Plutôt que mater en silence dans son coin.

Je pense que l'humain a quand même besoin de repères stables. Ne serait-ce que la création des heures, d'une temporalité linéaire, de la création de mythes fondateurs (totalement arbitraires). L'exclusivité sentimentale et / ou charnelle pourrait s'inscrire dans ce besoin afin également de faciliter l'équation.

Je pense que l'on peut matcher avec d'autres personnes, après si l'on souhaite une relation monogame c'est un engagement. Alors si l'on a des échanges avec des tiers intéressés cela peut se limiter si l'on est soi même droit dans ses baskets et avec ce mode de fonctionnement à quelque chose de parfaitement chaste, platonique, tout en reconnaissant parfois positivement les éventuels échanges de regards ou verbaux.

Bref, je suis moins inspiré que vous tous mais je vous lis avec attention.

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01 oct. 2017, 05:46

Eeeeeeh ben, c'te psychanalyse en règle que je viens de me taper !

Neptunide, il y aurait des pages et des pages à écrire sur ce que tu dis, mais pour faire court: tu fais beaucoup de raccourcis pour affirmer ce qui se passe dans la tête des gens en couple libre, mais ces raccourcis son très loin de la réalité que je constate au quotidien.

Oui, je suis en couple libre. Mon corps et mes sentiments n'appartiennent qu'à moi, et ceux de mon mari n'appartient qu'à lui. Les rencontres que l'on peut faire, dont le spectre est beaucoup large que tu sous-entends (on peut avoir beaucoup de tendresse et de respect pour un amant, même pour une nuit), sont une source de plaisir et je me trouverais égoïste de priver mon mari de ce plaisir. Sacraliser le sexe est dangereux, il n'y a qu'à voir le rapport qu'entretiennent les religions les plus répandues vis-à-vis du sexe pour s'en convaincre.

Certes, ce n'est pas sous cet angle que notre couple a commencé il y a 15 ans, et nous étions auparavant exclusifs. Peut-on dire que je me suis lassé de son corps ? Oui, probablement. Mais ça n'enlève rien à l'affection que j'ai pour lui, et la complicité qui nous lie. Cette lassitude est présente pour à peu près tous, quelle que soit leur sexualité. Certains décident de se concentrer sur autre chose (les enfants, le travail, ...), nous avons pris le parti de nous affranchir de toute forme de jalousie et de laisser l'autre profiter de la vie comme bon lui semble.

C'est là en général qu'on me demande: "oui mais s'il tombe amoureux ?"

Déjà, pour des raisons de clarté on va éviter de parler d'amour. Non pas que je sois un vil queutard pour qui l'amour ne veut plus rien dire,mais au contraire ce terme est utilisé à tort et à travers pour des sentiments bien différents. Ça peut être du désir (et c'est souvent ça au début), de l'affection, de la complicité, un mélange du tout.... donc pour être plus précis je préfère écarter ce terme (mais pas les sentiments, bien au contraire). Comme disait Pauwels:
Gardons-nous d'appeler amour ce qui relève seulement du hasardeux frisson et de la brève moiteur
Donc, par exemple, que se passerait-il si mon homme avait un puissant élan de désir sexuel pour un autre ? Eh bien va donc, éclate-toi, la vie est courte !

Et si ce n'est pas du désir, mais plutôt une sorte de tendresse, façon couette/Netflix/chocolat chaud ? Eh bien même verdict.En quoi devrais-je empêcher mon mari de vivre des moments agréables sous prétexte que ce n'est pas avec moi? Qu'est-ce qui pourrait me motiver à le lui interdire, si ce n'est une forme d'égoïsme ? Il faudrait que je le retienne à tout prix, que je menotte ses sentiments, avec l'espoir un peu vain que ça va tout à coup me rendre plus attirant à ses yeux ?

Souvent, la question suivante est "oui mais si il ne veut plus te voir après avoir rencontré quelqu'un d'autre ?". Là-dessus, on confond cause et symptôme. Il m'est arrivé par exemple d'être très attaché à un amant, et d'avoir beaucoup de plaisir (sexuel et affectif) à le voir. Cela n'enlève rien au plaisir que j'ai de voir mon mari. Rien du tout. Si un jour je ne souhaite plus voir mon mari,ce ne sera pas "à cause d'un autre", cela voudrait plutôt dire qu'un problème majeur est apparu dans notre relation. Comme la fidélité n'est plus un enjeu, ce n'est plus une cause de rupture. S'il y a rupture, le problème sera ailleurs.

Bon je conclus en deux points:

1) Il y a autant de "façons" de vivre son couple qu'il y a de couples. Neptunide, bien que tu penses apparemment le contraire, il y a beaucoup de couples libres qui fonctionnent très bien, et de façon équilibrée. Je constate d'ailleurs autour de moi l'abondance de couples exclusifs qui se passent très mal (téléphones fouillés, comptes Grindr planqués, paranoïa permanente), mais bon j'espère qu'il y en a pour qui ça se passe bien !

2) Je recommande très chaudement cette brillante chronique de Noémie De Lattre, petit concentré d'intelligence et de recul qui nous a amenés (mon mari et moi) à de longues discussions sur le couple, le bonheur et la nature de notre relation: Coucher n'est pas tromper

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01 oct. 2017, 08:46

Je trouve qu'il y a de la pertinence dans toutes les réflexions et témoignages, même les plus extrêmes et opposées. Pour l'heure, je me considère résolument incapable de polygamie (rien que le multi-dating me met mal à l'aise, et j'en serais presque à n'engager de discussion sur les sites de rencontre qu'avec 1 profil intéressant à la fois, par peur de risquer d'accrocher sur plusieurs à la fois x_X), mais comment puis-je être certain que cela ne puisse pas changer au bout de plusieurs années de couple ? [3 ans n'ont pas suffit à me faire changer d'état d'esprit cela dit xD].

Il y a du bon, et du sain, dans tous les modèles de couple, le tout étant de rester ouvert à l'autre, ses besoins. Dans un couple, j'aspire à être la clef qui ouvre des portes, plutôt que le cadenas qui en condamne d'autres !... Dans la limite de ce dont je me sens moi-même capable d'offrir, bien sûr, tout en restant en accord avec mes propres principes et besoins. Dès lors qu'une relation s'installe dans l'accumulation de sacrifices pour l'autre, c'est laisser entrer la frustration, le ressentiment, qui viendront teinter les rapports de tension, et à terme complètement gâcher la relation. C'est pas pour rien que l'on dit que les amitiés durent plus que l'Amour: bawi! On est bien moins amenés à faire de sacrifices par amitié, que par amour ! :p Rester entier... 1+1 =2, voire+, mais si l'un des "un" devient "zéro virgule...", l'équation se complique :/

Notre statut d'être humain nous offre la conscience, qui est venue avec le temps s'accompagner... de l'inconscient collectif, de valeurs morales, sociétales, mais lorsque l'on parle de l'Homme comme d'un animal social, c'est bien de mesurer tout l'impact "social", mais il n'en demeure pas moins "animal" donc, avec les instincts, besoins primaires, qui peuvent influencer nos comportements et attitudes en deçà du seuil de conscience. Pour rester "naturel", nous avons besoin des DEUX: le côté animal, et le côté social, chercher à tout intellectualiser est un travers qui ne peut que nous nuire. J'en sais quelque chose, je suis en perpétuelle lutte avec cette bien souvent sale habitude.
Il y a une part des choses: qu'est-ce qui relate du purement personnel, du "génétiquement encodé", et du "socialement marqué au fer rouge". Il y a du bon à prendre dans les 3, mais aussi du mauvais à filtrer. Aucun des sommets du triangle n'est à privilégier de façon inconditionnelle...

En résumé, l'important est de savoir s'écouter, sans pour autant tout se permettre sans filtre ni considération d'autrui, et bien comprendre à quoi répondent nos comportements. Être dépendant de l'autre pour s'attribuer de la valeur, c'est comme essayer de remplir un trou-noir: il va en falloir des quantité astronomiques, pour un bien faible et court effet de "satiété". L'estime de soi, l'amour de soi, il est d'abord intérieur. Et c'est celui qui déborde, qui est destiné à être partagé avec l'autre.

Mais soutenir mordicus que l'Amour ne peut être qu'à deux, que nous sommes tous des espèces de demi-dieu coupés en deux par Zeus comme dans le mythe de Platon, et que nous ne pourrons être heureux qu'en retrouvant l'harmonie parfaite avec une moitié... Tout cela forme une illusion très poétique, une allégorie ô combien romantique, et reprise depuis des années dans le cinéma, la littérature, mais une illusion qui peut s'avérer complaisante et délétère. Cela voudrait donc dire que le bonheur dépend de l'autre. L'enfer, c'est les autres disait Sartre, dépendre de quelqu'un, ce n'est pas de l'Amour au sens romantique du terme. C'est de l'amour filial à la limite, mais qui est voué à quoi ? A libérer l'autre une fois qu'il est prêt à prendre son envol.

L'Amour, au sens romantique, c'est d'abord une pulsion, une attirance idéalement réciproque. Et sur la durée, c'est un CHOIX. Par définition, le choix est libre, et doit le demeurer. Il n'y a qu'à espérer que les méandres de la vie nous conduisent vers quelqu'un avec qui l'on pourra faire le plus de choix ensemble, avec un bienfait réciproque (j'allais dire bénéfice, mais j'aime pas sa connotation économique x)

PS: un truc qui fait énoooormément de mal aussi, c'est le porno... qui glorifie le physique parfait, et conditionne les gens à ne désirer que ce type de "perfection esthétique", associant "le sexe excitant et qui comble vraiment" à ces éphèbes, qu'ils s'enfilent les uns à la suite des autres, alors qu'en réalité... ce qui fait toute la magie d'un rapport sexuelle, c'est tout l'à-côté, les liens tissés avec la personne. Pas pour rien qu'on se sent comme un morceau de viande avarié sur les appli, voire sur les sites : on est comparé à eux ! x_X

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01 oct. 2017, 10:03

Bravo @Neyrick et merci d'avoir su exprimer ce que je pense : "aimer quelqu'un, c'est aussi accepter que l'homme que l'on aime puisse être heureux sans moi" ! :)

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Team Next Gaymer
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01 oct. 2017, 18:16

Je pense qu'il est beaucoup plus difficile d'être différent du moule de la société que d'être dedans. Il faut avoir la capacité de se regarder en face et de s'accepter... Puis d'affronter le regard des autres. L'argument de dire que le "couple libre" est le choix facile me parait déraisonnable vu qu'il reste extrêmement minoritaire malgré la publicité, bonne ou mauvaise, qu'on peut en voir dans le milieu gay et au-delà.

De plus, j'en reviens toujours à mon amie la science, la nature nous a certes doté de qualités (et défauts) que les animaux n'ont pas mais je rappelle quand même que l'évolution et la vie ne se sont pas épanouies à travers la similitude... Mais en développant d'infinis différences. Tous les êtres humains sont différents, toutes les relations sont différentes, un modèle spécifique ne rend pas heureux tous les couples (sinon la majorité écrasante des couples ne se sépareraient pas au bout de quelques années). Dire que "ce modèle est la vérité" me parait être présomptueux.

La sacralisation du corps et du sexe me met EXTREMEMENT mal à l'aise. On se retrouve dans le même combat que celui des femmes et de l'usage de leur propre corps. Le fait de culpabiliser, critiquer, dénoncer un comportement normal (humain hein, ce ne sont pas les aliens qui nous influencent à avoir ces comportements, juste l'innée instinct et chimie de notre cerveau), c'est rendre misérable des gens totalement normaux. Ce ne sont pas des connards, ce ne sont pas des putes, ce ne sont pas des gens qui valent moins bien que les autres (aux yeux de certains ou aux yeux de la société), ce sont juste des gens et ils sont conspués. Notre société est fortement influencé par la religion et persécute les moindres individus qui sortent du moule. Cette sacralisation me parait vraiment dangereuse, elle enferme plus qu'elle n'épanouie.

Je refais une énième fois le parallèle avec le combat des homosexuels pour qu'on les laisse vivre leur vie tranquillement. L'homosexualité était considéré comme "un mode de vie" qui menacait les valeurs de la société. Je ne comprends pas pourquoi s'en prendre aujourd'hui à des gens qui ont leurs propres modes de vie et qui y trouvent leur bonheur. Chacun sa vie, chacun son chemin. Ils ne représentent pas un risque pour la société (quelques orgasmes n'ont jamais tué personne, enfin si... mais l'épectase reste une rareté ^_^). Cette croisade de moeurs n'apporte rien, tout comme les homosexuels ne peuvent pas contaminer des hétéro à devenir homo, je ne vois pas comment une personne qui a choisit de vivre sa vie comme elle l'entends pourrait contaminer le mode de vie d'une autre personne. Eux n'interfèrent pas avec vos vies, pourquoi vouloir interférer avec la leur ? Passez vos préjugés, tous les gens en couple libre ne sont pas forcément dans une débauche satanique et des queutards perpétuellement à la recherche de sexe, de mon expérience et par rapport à mon entourage, cela me parait être une caricature. Il faut juste apprendre à être tolérant avec tout le monde. Même moi j'ai des difficultés quand je vois certaines choses mais j'aimerais qu'on me laisse tranquille de mon côté alors je m'efforce de réfréner mes jugements

Au-delà du regard que chacun peut porter sur les autres, vis à vis du regard qu'on peut porter par rapport à son propre couple, je pars du principe que dans la vie, personne ne possède personne, on ne possède pas son compagnon, on l'accompagne dans la vie. On CHOISIT de s'accompagner et le jour où on réalise qu'on n'est plus heureux ensemble, on se sépare. Ce n'est pas du défaitisme, ce n'est pas du consumérisme, c'est juste que la nature même de la vie est le changement et que rien n'est immuable. Si on atteint ses idéaux, tant mieux, mais il ne faut pas lutter au détriment de ses sentiments ou de son bien-être juste pour atteindre cet idéal

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Team Next Gaymer
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01 oct. 2017, 20:38

Neyrick, j'aime vraiment ton post car j'y trouve beaucoup de points intéressants.
Et surtout le fait qu'on ne dispose pas de son conjoint, qu'on ne peut pas le menotter pour le garder pour soi, etc. Qu' à un moment, on peut se lasser un peu de son conjoint, ce que tout le monde connait un jour ou l'autre. Le temps fait son oeuvre et c'est normal! Ca ne veut pas dire pour autant qu'on ne tient plus à lui!
Le monde existe autour de nous, on ne peut pas le nier, ni empêcher son conjoint de sortir, de rencontrer des gens (au sport, au travail, lors d'une rencontre fortuite) et donc, oui, il existe un risque de rupture, forcément, mais il existe au quotidien et peu importe la situation!
La rupture ne serait pas pour moi la conséquence d'une rencontre. S'il veut me quitter, ça ne sera pas parce qu'il a rencontré quelqu'un de mieux, mais surtout parce que je ne lui conviens plus!
Alors je suis d'accord, on ne peut pas disposer de l'autre, chacun doit avoir un minimum de liberté.
Au final, en se donnant de la liberté, on se rend plus heureux mutuellement, on s'enlève une "pression" au sein du couple en s'enlevant certaines "obligations", et certains couples n'en vont justement que mieux.
De nouveau, la liberté ne se résume pas à l'aspect purement sexuel, mais à bien d'autres choses aussi. Sortir seul, partir en vacances avec des copains, etc.
Avoir levé cet "interdit" a probablement sauvé mon couple, qui ne s'est jamais aussi bien porté qu'aujourd'hui! On a arrêté de se prendre la tête justement!
Neptunide, j'ai effectivement été choqué par tes propos et je suis content que Sikander ait vite réagi à ce sujet. Chacun a sa façon de voir et de réagir mais tu as fait de nombreux raccourcis et jugements inopportuns. Rien n'est jamais tout-à-fait blanc ou noir dans la vie.
Je suis d'accord avec Sikander sur la "sacralisation" du corps humain et du sexe. C'est assez dangereux me semble-t-il.
Comme pour bien d'autres points dans un couple, me semble-t-il. Un minimum de liberté me semble tout-à-fait sain et indispensable dans un couple.

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06 oct. 2017, 20:56

Le problème de cette histoire de couple libre, beaucoup aborde le sujet le coeur léger à l'instant présent car on est encore jeune...

La question que je me pose c'est comme vous êtes pris dans l'engrenage de "consommer" régulièrement des partenaires, que cela se répète donc, encore et encore, de mois en mois, d'année en année... jusqu’à forcément en développer finalement un mode de vie, en tout cas une composante même de votre existence, comment cela va se passe lorsqu'un beau jour, parce que votre corps sera vieux et ayant perdu tout son attrait et que vous n'attirerez plus personne et que vous ne pourrez plus "gouter" à ce qui sera devenu une addiction du fait que vous ne pourrez plus assouvir ces "rencontres"?

Que pensez vous qu'il va se passer? Avez vous seulement pensé à comment vous allez vivre ce moment?

Regarderez vous vraiment en arrière, et contenterez vous vraiment de dire "j'ai bien profité de la vie"? Ou bien ne pensez vous pas plutôt, parce que vous l'aurez tellement entretenu et parce que cela vous aura poursuivi toute votre vie, vous retrouvez piégé dans ce mode de fonctionnement ?

Quand le rythme de vos rencontres sexuelles s'amenuiseront avec le temps, en dehors de votre volonté et contre vous même, ne pensez vous pas vous retrouver en situation de manque comme les drogués le sont lorsqu'ils ne peuvent plus avoir leur cam et donc vous retrouver vraiment dans une même situation de mal être psychologique?

ça me fait penser à certaine personne que j'ai pu rencontrer ou bien avec lequelles j'ai pu échanger avec au cours de ma vie, qui parce qu'elles voulaient "profiter de la vie", parce qu'il est bon de "jouir", se sont retrouvée à se faire passer dessus par toute la ville, avec des envies sexuelles qui allaient toujours plus loin, toujours plus hardcore, pour terminer par se chopper le sida (quand ce n'était pas tout le packaging complet des MST) et du fait qu'elle se savait alors entrain de perdre la maitrise de leur physique affaibli par le VIH, se mettait d'un coup à vouloir trouver le grand amour, à en prôner même ses vertus aux autres à qui voulait bien l'entendre ou le lire ici et là, et qui se mettait dans la tête donc se ranger du jour au lendemain avec quelqu'un, bien obligé au final malgré leur nature de base (qui était disons le de "consommer" du c.. à tout rompre) mais dont la maladie les rappelait, malheureusement pour eux, à l'ordre.

Le plus pathétique au final était de me rendre compte, avec un peu de temps et d'habilité en grattant un peu derrière les masques de ces personnages qui se paraient de toutes les vertus possibles , qu'on retrouvait bien vite leur véritable nature de "jouisseur" (pour ne pas dire de dépravé notoire): ils avaient toujours fonctionné comme cela et cela faisait donc totalement partie intégrante d'eux même.

Je parle en connaissance de cause car j'ai perdu des suites du VIH il y quelques années un de mes plus grand ami et qui était tel que décris plus haut (mais il y en a d'autre que j’inclue dans mes propos, comme de simple connaissance, et à qui je pense aussi)

Le rapport? c'est qu'a force de répéter une action cela devient une habitude, pour terminer par devenir un mode de fonctionnement et donc un mode de vie. Au final il y a cet aspect principal du couple libre qui est de "rencontrer" régulièrement de nouveau partenaire, c'est justement de ne pas prendre en compte le danger qu'à force de fonctionner comme cela en l'instant c'est pour créer très certainement un grand malheur pour plus tard.

Car il est regrettable de ne pas prendre conscience qu'il faudra alors, le moment venu (et qui viendra plus tôt qu'on ne le pense toujours, une vie passant si vite...) redoubler d'intense effort pour s'extraire de ce qui a été un mode de vie pendant des décennies, de lutter contre ce qu'il sera devenu pour beaucoup d'entre ceux qui ont se mode de vie, une addiction, et que la conséquence la plus terrible aussi de ce mode de vie sera très certainement d'avoir connu beaucoup de personne certes mais surtout de se rendre compte bien trop tard qu'on se sera retrouvé dans ce moment de lutte totale avec ce qui ne pourra plus être assouvi, sans véritable ami pour se faire épauler, mais surtout sans véritable conjoint ni partenaire et pour finir sa vie le coeur sec, sans amour, ni à donner, ni en retour, trop pris dans ce tourbillon de consommer de la "jouissance" de "l'éclate sexuelle" à tout va dans nos plus jeunes années..

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07 oct. 2017, 06:07

C'est assez manichéen et réducteur comme vision non ?

Déjà tes questionnements ne concernent que les "accro au cul", et on a bien vu que les profils de personne en couple libre dans ce sujet sont franchement à des années lumières de la définition que vous leur donnez. Donc le “problème de cette histoire de couple libre” que tu soulèves ne me parait pas pertinent, en tout cas pas si tu t’adresses aux gens qui sont en couple libre sur le forum et qui n’arrêtent pas d’expliquer qu’ils sont loin des descriptions que vous faites d’eux.

Déjà je pense qu'on traverse tous des crises à travers les âges, j'ai été élevé par ma grand-mère et elle était très franche avec sa sexualité, elle vivait très mal le fait de vieillir et de ne plus pouvoir faire l'amour avec d'autres personnes. Et ce n'était absolument pas une "accro au cul". Que vous soyez épanouis ou pas, que vous ayez beaucoup de relations sexuelles ou peu, le curseur de "normalité" et de besoin dépend de chaque personne. Il y a des gens qui ont un partenaire toute leur vie et qui ne supportent pas une crise décennale, et ils envoient tout bouler. Et inversement.

J’aimerais aussi souligner que rien n’est immuable et que les gens évoluent avec le temps. Le mode de vie d’une personne ne définit en aucun cas sa maturité et la façon dont elle traverse les âges. Il y a des gens qui embrassent parfaitement leur mortalité et d’autres qui expérimentent cela avec horreur.

Aimer tout le monde ou aimer une personne, aimer le sexe ou ne pas l’aimer du tout, ce n’est en aucun cas cela tout seul qui va déterminer vos sentiments en vieillissant.

Cette vision qu’une personne qui fait libre usage de son corps aujourd’hui serait celle d’un mec enfermé dans un comportement pathologique qui est voué à l’entraîner dans un abîme de désespoir est vraiment réductrice.

Chacun à ses raisons pour vivre le plus en harmonie avec lui-même. Et je ne doute pas qu’il y a des gens qui se trouvent précisément dans la description que tu en donnes. Mais ta vision ne correspond qu’à un profil de personnes aux comportements clairement addictifs, complètement incontrôlés et déraisonnés, sur le sexe et sur ses besoins “de débauche”. J’ai du mal à comprendre comment on peut argumenter cela auprès de membres NG qui sont effectivement en couple libre mais qui expriment l’équilibre de leur vie, la place inhérente à l’amour qui leur parait indispensable dans leur couple et évidemment l’affection qu’ils ont pour leur compagnon. La vie est sans garantie et j’imagine que couple libre ou couple exclusif, les interrogations sur l’avenir s’invitent de la même façon. C’est la communication et la profondeur des relations qui vont soulager et accompagner au mieux le vieillissement et les nombreux changements du couple à travers les années.

Et encore une fois, je trouve ça dingue de lire, malgré tous les témoignages ici, que pour certain, les gens en couple libre sont forcément des queutards sidaïques avec “tout le packaging complet de MST”. Faire d'une expérience une généralité, c'est dangereux. Pour le moment, je trouve le débat sur ce sujet assez pauvre et très peu constructif parce qu’il ne se fait qu’avec votre propre vécu ou vos propres préjugés, sans prendre en compte le témoignage des membres présents. Il n’y a finalement aucune véritable question adressée aux membres qui témoignent de leur mode de vie (de leur bonheur et/ou de leur désillusion), je ne lis dernièrement que des questions assez caricaturales sur une population de “dégénérés qui sont incapables de rester tranquille avec leur bite 2 mn”, population qui n’est même pas représentée sur ce forum ou en tout cas qui ne s'est pas du tout exprimé malgré tous les témoignages.

Ce n'est évidemment que mon avis mais c’est mon ressenti en lisant ce sujet. J'ai l'impression que vous conversez avec vous-même alors qu'il y a matière sur ce sujet pour véritable échanger. Sinon, j'ai l'impression que personne ne s'écoute et l'utilité même de ce sujet me parait dérisoire. Certains membres sont allés jusqu'à confier des pans très intimes de leur couple pour vous montrer qu'il y a une variété de couples, certains très solides, d'autres très fragiles, certains en couple libre et d'autres non. Répondre à cette très belle diversité de témoignages par des caricatures, je trouve ça peu respectueux et contre-productif.


Pour vraiment terminer de faire le tour de la question, je suis plutôt d’accord avec benji92 (Oui oui, absolument). Les gens qui sont dans une véritable addiction sexuelle se retrouvent très souvent isolés. Ces personnes sont hétérosexuelles, bisexuelles ou homosexuelles, et souffrent à tout âge de leur addiction. Ils n’ont pas besoin d’attendre d’être vieux pour vivre les conséquences de cette condition. La compulsion et le besoin irrépressible sont autant d’oppressions sur tout le reste. Une personne qui n’a plus de contrôle est malade, et la place que prend sa sexualité sur tout le reste a forcément et irrémédiablement des conséquences. Je dirais donc que l’addiction sexuelle est dangereuse, elle se mesure scientifique et elle se soigne médicalement. Elle a quatre phases et c'est une véritable maladie du système de récompense qui peut conduire jusqu'au décès notamment en cas de conduites à risques (VIH, Hépatite, etc). Phase d'obsession, phase de ritualisation, phase compulsive et phase de désespoir. L'addiction isole toujours plus qu’elle n’entoure et les interrogations que Benji92 portent sur ce type de profil me paraissent tout à fait pertinentes. Une personne qui aura passé sa vie à ne chercher que des instants sexuels éphémères et rien d’autres, a de grandes chances de très mal vivre la réduction de fréquence de ses rapports et son vieillissement. Cependant, il y a un point qui me parait évident sur ce type d’individus, c’est qu’ils peuvent extrêmement rarement construire des couples sur la durée. Toutes les addictions sont suppressives : drogue/médicament, sexe, jeux vidéo (ce qui en signifie pas que ces choses là sont mauvaises pour autant, mais sans contrôle, toujours) et l'addiction sexuelle a les mêmes conséquences sociales et personnelles que les autres : dépression, tentative de suicide, maladie et potentiellement la mort.

Je lis souvent ici le raccourci “couple libre” = “queutard absolu” mais je n’ai jamais vu l’exemple de toute ma vie. De mon expérience (et de toutes les expériences que j’ai lu sur ce forum pour le moment), je tendrais à dire que les “queutards absolus”, ne pouvant se contrôler et ayant leur addiction au-dessus de tout, dont au-dessus de leur potentiel couple, n’ont pas la moindre chance de vivre une histoire d’amour sur la durée avec la même personne.

Les amalgames sont nombreuses et je trouve que ce sujet tire de plus en plus vers un autre qui n'a rien à voir. Chacun à le droit d'avoir son avis mais j'aimerais des échanges plus constructifs parce que je trouve que le sujet est vraiment intéressant. Pour moi, ce sujet souligne qu'il n'y a "pas de règle à l'amour". D'un côté il y a des membres qui témoignent de leurs expériences et de l'autre, très souvent, il y a des détracteurs qui sont dans une vision qui n'ont rien à voir avec les témoignages. C'est très déroutant. J'imagine que c'est exactement la même cinématique que lorsque les homosexuels ont témoigné sur leur "mode de vie" et que les hétérosexuels ont répondu basés sur leurs certitudes - sans jamais avoir expérimenté la chose - et non sur les témoignages qui leur étaient donnés.

Je compte sur vous pour être à l'écoute des autres membres même si ce n'est pas facile, le sujet est passionnant :D 8)

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07 oct. 2017, 16:56

Merci @Sikander ... c'est un peu inquiétant que le topic soit surtout alimenté par:
  • d'une part, des gens en couple libre qui parlent assez sereinement de leur expérience
  • d'autre part, des célibataires qui qualifient les couples libres de grands malades
Vous êtes où, les couples exclusifs qui durent ? Je ne doute pas qu'ils existent, mais leur expérience m'intéresse!

J'en suis à me demander si le couple exclusif n'est pas une sorte de religion: des personnes suivent des préceptes par mimétisme ou par foi personnelle, et s'entêtent à vouer au malheur ceux qui ne les suivent pas. De la même façon que les athées seraient des gens forcément "malheureux et immoraux qui finiront en enfer", les personnes en couple libres seraient forcément des gens "malheureux, accros au sexe qui finiront séropos" ?

De plus @benji92, puis nous sommes sur un forum de gamers, prenons une simple comparaison. En vieillissant, tu vas progressivement perdre tes réflexes, tes capacités intellectuelles, ta faculté de concentration, ta mémoire, ta motricité. Donc tu ne pourras probablement plus jouer aux jeux vidéo. Est-ce une raison pour arrêter maintenant ? Ou ne vaut-il pas mieux en profiter tant que tu peux, que ça te plaît et te procure du bonheur ? Comme l'a souligné @Sikander, pratique n'est pas addiction.

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07 oct. 2017, 18:41

@Neyrick : J'aurais envie de penser, qu'heureusement que les couples exclusifs qui durent existent également, c'est à ce jour ma situation personnelle. Je suis amoureux depuis plus de 11 années de ma moitié, et je dirais que sur "tous" les plans ça s'améliore d'années en années.

Et dans la nature, l'exclusivité existe également même si elle est moins répandue.

Personnellement je ne suis pas du tout dans une dynamique de lassitude du corps de mon amoureux (qui est trop choupinou) et intellectuellement il a des ressources tellement intéressantes qu'à son contact j'ai tant évolué qu'à ce jour je ne me vois pas m'en éloigner tant physiquement qu'émotionnellement.

Et pourtant, je suis à la base très superficiel, j'aime les jolis minois, les garçons qui ont du goût pour se vêtir, accorder les couleurs.

Je n'ai pas forcément trouvé que les interventions des couples libres furent plus sages dans leur contenu mais j'ai, je te le concède remarqué de vives réactions plutôt concernant les personnes dont ce n'est pas le mode de fonctionnement amoureux.

Pourquoi ? Je m'interroge, et je pourrais comprendre que dans la mesure où une partie de la communauté gay exposée ou médiatisée, s'adonne (en tout cas l'inconscient collectif a envie de le penser) avec moins de restrictions à certains élans cela pourrait conduire à un amalgame à tous les niveaux.

D'une part il pourrait y avoir le sempiternel de la part de la société majoritaire et hétéro-normée, que gay = volage et queutard et si l'on pousse les associations, couple libre = sans principes.

En fait peut-être que ceux dont ce n'est pas le mode de fonctionnement (le couple libre) souhaitent pouvoir également exister (aux yeux des autres) en dehors de ces raccourcis. Et même chose pour les couples libres.

Nous avons la chance de pouvoir jusqu'à présent être "libres" de disposer de nos corps et de nos cœurs comme bon nous semble.

Après et ça c'est encore sujet à débat, quid d'un couple libre devant élever des enfants dans la société actuelle ? La monogamie est installée, les mentalités font montre d'un immobilisme monstre.. tout est à faire repenser, on doit coexister avec un noyau dirigeant qui est très souvent loin de nos aspirations.

Pour en revenir à mon interprétation je trouve qu'il est accomplissant de construire une relation amoureuse sur la durée, comme un roman dont de nouveaux chapitres s'ajoutent au fur et à mesure. Je considère mon amoureux comme ma moitié, pour moi ce terme est lourd de sens et ma jalousie m'empêche de souhaiter le partager mais cela est la même chose pour lui.

Devons nous épouser la phrase d'Oscar Wilde sur la tentation (?) Pouvons nous ne nous ravir que du regard d'un seul (?) Eh bien je dirais chacun sa vie.

Si j'étais de nouveau célibataire, l'objet de ma convoitise serait sensiblement plus un garçon qui n'ait eu que des histoires exclusives que l'inverse. J'ai hérité de tares sociétales et animales bien prégnantes, cela (et de manière égoïste) m'embêterait qu'il se soit lié intimement avec une multiplicité de rencontres.

Bonne fin de journée

Lake

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07 oct. 2017, 19:07

Neyrick a écrit : Vous êtes où, les couples exclusifs qui durent ? Je ne doute pas qu'ils existent, mais leur expérience m'intéresse!
9 ans pour moi.
Je ne sais pas trop quoi dire.
J'imagine que nous vivons globalement la même chose que les couples libres, c'est juste qu'on est seulement 2...
Les couples libres ne me posent absolument aucun problème. Les gens font bien ce qu'ils veulent entre adultes consentants, s'ils sont heureux c'est le principal :)
Après... si l'un des 2 vit mal son couple (libre ou pas, d'ailleurs), ben... c'est pas mon problème en fait.

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Team Next Gaymer
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07 oct. 2017, 19:51

J'aime beaucoup ton analyse Lake, que je rejoins pas mal. Le poids de la société et du regard des autres pèsent sans doute dans ces "vives réactions".

Cependant, nous parlons du couple libre, pas du couple à trois qui mériterait un autre sujet, donc l'exemple que tu fais avec des enfants ne me parait pas pertinent. Je vois difficilement un couple (hétéro, bi ou homo) ramener un inconnu au sein du foyer familial avec les enfants. Ca me parait franchement incompatible (et je crois que c'est aussi le cas quand on est père ou mère célibataire avec des enfants à charge, je n'imagine pas une seconde que le plan cul soit présenté aux enfants).

Je trouve que la remarque de Neyrick part dans un autre extrême mais elle est amusante par rapport aux derniers messages virulents. Autour de moi, il y a de très beaux couples exclusifs et libres (même s'ils sont plus rares) qui fonctionnent très bien depuis de longues années et je trouve ça fabuleux. Et puis il y a plein de gens qui forment des couples temporaires et c'est aussi très bien comme ça, il y a beaucoup de facteurs pour la réussite d'un couple et on ne peut pas forcément tomber sur la bonne personne du premier coup.

Moi j'aime bien savoir qu'il y a des gens heureux et épanouis partout. Et je trouve ça rassurant qu'on puisse partager des expériences différentes, quelqu'un qui se sent mal dans sa peau ou dans son mode de vie peut aussi découvrir de cette manière qu'il n'y a pas qu'un chemin pré-destiné et qu'il y a autant de façon d'être heureux que de personnes.




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