Envisagez-vous d'être parent ?

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23 mai 2017

Darkeli a écrit : Je sais que tôt ou tard l'intestin va me rattraper et j'aurais envie d'avoir un gosse
Tu veux l'avoir dans ton assiette ? @onion35@

-------------> []

EDIT @Darkeli

@onion20@ j'ai juste pas pu m'en empêcher, ça permet un petit trait d'humour pour alléger un peu ce sujet sérieux @onion29@
Modifié en dernier par Bjorkio le 23 mai 2017, modifié 1 fois.

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23 mai 2017

@Bjorkio Aha grosse faute de frappe, j'ai rectifié, l'erreur heureusement que t'es là. J'ai honte, je vais me cacher

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24 mai 2017

Dites-donc, je vois qu'on est assez nombreux à vouloir adopter, vous pensez qu'on peut avoir une remise si on les achète en gros ?

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24 mai 2017

Biensur. Et on a aussi une remise sur le voyage en bateau si on les fourre tous dans la même cale. :o Les pauvres gamins...

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24 mai 2017

Avriel a écrit : Dites-donc, je vois qu'on est assez nombreux à vouloir adopter, vous pensez qu'on peut avoir une remise si on les achète en gros ?
Pour l'achat, peut-être. Après je crains que les frais de gestion soient purement individuels et incompressibles @onion9@ .
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08 juillet 2017

Carrément.

Maintenant plus le temps passe, plus je me dis que le temps que je trouve un mec qui a un minimum de maturité pour construire quelque chose, je serai sans doute papa à 60 ans 🤔 Combo papa-papy 🎉
- Nithou
PS4: nithom | Steam: nithou | 3DS: 4227 - 2160 - 9333 | Switch: SW-8056-9758-8975
@onion29@

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22 août 2017

Hm, donc, sur une planète surpeuplée aux ressources qui s'épuisent chaque année de plus en plus vite, et avec de plus en plus de tensions politiques internationales, un réchauffement climatique qui promet son lot de catastrophes, pénuries et exodes, et le nombre d'irresponsables que je vois pondre par lâcheté existentielle -incapables de chercher et trouver un sens à leur vie autrement qu'en spawnant des rejetons-... Non, très peu pour moi. D'autant plus qu'à notre époque, avoir un gosse est un luxe, et je connais trop la misère pour l'infliger à un(e) enfant qui n'a rien demandé, et avoir un gosse demande un minimum d'équilibre mental, ce que je ne trouve pas dans une majorité de mecs (justifiant aussi mon célibat).

Peut-être vaudrait-il mieux nous demander ce que nous pouvons faire pour le monde avec notre différence plutôt que de chercher à faire constamment comme ces abrutis d'hétéros. Ils ne pondent plus que pour correspondre à ce que la société de consommation attend d'eux. Faire un enfant n'a pas plus de sens que de poster des photos de sa racaille sur Facebook pour prouver au monde à quel point on est intégré dans une société malade.

Que la reproduction aille se faire foutre.

PS : Une théorie un peu random de Desmond Morris (un anthropologue) pose l'hypothèse selon laquelle l'homosexualité serait une réponse de la Nature a la surpopulation humaine. Il n'en est pas sûr lui-même, mais il se pose la question dans son bouquin The Naked Man. D'autres peuples nous placent naturellement dans des positions de shamans (amérindiens, notamment). Bref, ouvrez des livres.

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22 août 2017

Avoir un enfant, c'est aussi se poser certaines questions comme: à qui vais-je transmettre tout ce que j'ai appris? qui vais-je pouvoir accompagner et faire évoluer dans le futur? pourquoi ne pourrais-je pas rendre un enfant heureux et lui apporter plein d'amour? qui pourra s'occuper de moi lorsque je serai vieux? si je n'ai pas d'enfants, ma famille va-t-elle s'éteindre?
C'est con, mais à un moment de ta vie, ce sont des questions que tu peux te poser.
Parfois que je commence à me poser mais j'estime que c'est trop tard pour me lancer dans tout ça et fondamentalement, j'en ai pas envie à 100%!
En fait, y'a plein de raisons de vouloir des enfants. Ca veut pas dire que c'est une obligation pour autant, que ce soit pour un couple hétéro ou homo.

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22 août 2017

A mes yeux, il faut dépasser le désir d'enfant pour considérer l'intérêt et l'avenir de cet enfant.

On peut être très optimiste pour l'avenir, très réaliste ou très pessimiste.
On peut être très capable à endosser cette responsabilité tout comme démuni.
En tout cas, les ramifications sont telles qu'il faut absolument réfléchir chaque problématique dans l'intérêt de l'enfant et non pas dans l'idée d'exaucer son "rêve". Enfin ce n'est que mon avis.

J'ai toujours voulu devenir parent et je le deviendrais sans doute. J'ai été abandonné par mes parents à la naissance et je tiens absolument à extirper un enfant, ou peut être plusieurs si je le peux, de l'orphelinat et leur offrir tout ce que je peux pour qu'ils puissent être plus armé pour la suite... Et avoir plus de choix, plus de possibilités pour aller vers leurs aspirations.

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23 août 2017

Tiens ça me fait penser que, un peu dans l'état d'esprit de sikander, j'ai déjà réfléchi au concept de devenir "famille d'accueil"

Il ne s'agit pas de "faire " des enfants, ce qui peut parler aux radicaux anti-reproduction, et il s'agit quelque part de contribuer à la société dans son ensemble, tout en ayant ce côté "transmission" (je ne parle pas de transmission de patrimoine)

Je n'ai jamais poussé la réflexion vers des terres plus concrètes cela dit, j'imagine que, comme pour les adoptions, les critères de sélection des parents d'accueil sont stricts et difficiles. Je ne saurais même pas à quelle administration m'adresser je pense.

Mais c'est une idée très très intéressante
Sanctifer

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23 août 2017

100% d'accord avec Haagentis.
J'ajouterai qu'il faut aussi prendre en compte les hormones et l'instinct de reproduction qui prend le contrôle total de leur cerveau.
Une fois la progéniture mise au monde, la hype de l'entourage retombée et l'effet "fier de m'être reproduit" passé, un nombre incalculable regrette ce choix.
Mais c'est tabou, on n'en parle pas car ils estiment que c'est un sentiment honteux.
Posez cette question simple autour de vous, mais pas en public, en tête à tête : "si c'était à refaire,... ?"
Vous allez être surpris.

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23 août 2017

Avoir un enfant n'est pas une décision qui se prend à la légère, mais bien souvent elle n'est même pas une décision. Déjà tant qu'on ne peux pas s'assurer à soit même un confort de vie, on peut encore moins l'apporter à une progéniture.

Là où ca deviens dérangeant, c'est qu'il existe beaucoup d'enfant qui ont perdu leur parents ou ne les ont jamais connu. Pourtant ils ne seront jamais adoptés parce que les gens qui ne peuvent pas avoir d'enfant préfèrent transmettre leurs gènes que d'aider et soutenir l'enfant d'un autre. L'important ne devrait pas être de transmettre des connaissances et un savoir ?

Soit disant c'est la crainte de ne pas pouvoir aimer un enfant qui n'est pas le leur. Un bon gros caprice bien égoïste ou alors ces gens pensent qu'ils sont tellement géniaux, irréprochable et supérieure aux autres qu'il faut absolument qu'ils se reproduisent.

Adopter un enfant, ca fait des heureux. Enfin après, faut aussi réussir à être de bons parents ... Tout un challenge ! Mais du moment que tout est fait dans l'intérêt de l'enfant, ca ne peut que marcher.

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23 août 2017

Intéressant SuperMerlish, quand tu parles de ces enfants qui ont perdu leur parents, etc, ça me fait rebondir sur les propos de Créneau et quelque part de Sikander.
Adopter un enfant, pour un couple gay, ça peut vraiment trouver du sens, je trouve.
Je ne pense vraiment pas qu'un enfant adopté soit un enfant différent d'un autre enfant. Pour ne pas tomber dans la problématique de mère porteuse, etc, et vraiment être dans cet esprit d'apporter quelque chose à un enfant, je trouve que c'est une possibilité tout-à-fait intéressante.

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24 août 2017

Je crois qu'on n'a toujours pas le droit d'adopter, non ?

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24 août 2017

Je ne sais pas ce qu'il en est en France, ni même précisément ce qu'il en est en Belgique, mais je connaissais un couple d'hommes qui était famille d'accueil, et qui donc accueillaient dans leur foyer des enfants placés par le juge pour telle ou telle raison, plus ou moins temporairement.
Je ne les connaissais pas si bien (c'était juste mon dentiste :p ), mais je sais qu'une de ces enfants est devenue leur fille, je pense qu'ils ont pu finir par l'adopter "à part entière".

Je connaissais aussi un couple d'hommes qui avaient adopté la nièce de l'un d'entre eux. Ils avaient élevé cette fille pratiquement toute sa vie, et je ne sais pas comment ça s'est passé administrativement concrètement, mais elle a été adoptée par eux légalement (mais je pense qu'elle était déjà devenue majeure entretemps)
Sanctifer

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24 août 2017

C'est autorisé : "En France, l'adoption par un couple de personnes de même sexe relève du régime général de l'adoption depuis la promulgation de la loi no 2013-404 du 17 mai 2013 ouvrant le mariage aux couples de personnes de même sexe" (source)

Par contre, il me semble que c'est en pratique très compliqué, même pour les hétéros (je connais quelqu'un qui travaille en maternelle : la plupart des enfants adoptés étaient nés à l'étranger). Reste donc l'étranger, mais de nombreux pays refusent l'adoption aux célibataires, en particulier les hommes seuls, ou aux couples de même sexe.

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24 août 2017

En revanche, si dans un couple homosexuel l'un des conjoints a un enfant (cas de figure possible : un homme dont la compagne est décédée, ayant un enfant de ce précédent couple, qui se serait remis en couple avec un homme), la loi sur le mariage pour tous permet l'adoption de cet enfant par l'autre conjoint. Il me semble que c'est le cas le plus "simple".

Après, il existe une autre possibilité qui - je crois - n'a pas été abordée auparavant: un couple lesbien et un couple gay peuvent s'entendre pour concevoir et partager la garde d'un enfant. J'ai croisé un homme gay célibataire dont c'était le cas, mais c'était un Australien. Il me semble que ce genre d'arrangement est plus courant dans le monde anglo-saxon.

Dans les faits, j'aurais tendance à penser qu'il est toujours plus facile (d'un point de vue légal) de concevoir un enfant que de l'adopter, y compris pour les homosexuels. Sur le plan pratique, la conception n'est pas si simple qu'on pourrait le penser, en particulier s'il faut passer par une insémination artificielle. Par exemple, j'ai récemment appris que ma médecin généraliste (qui part à la retraite cette année, pour vous donner une idée de son âge) avait essayé dans sa jeunesse de faire un gosse avec un ami gay, mais ça n'a pas fonctionné.

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04 octobre 2017

Haagentis a écrit : Que la reproduction aille se faire foutre.
Atrix a écrit : J'ajouterai qu'il faut aussi prendre en compte les hormones et l'instinct de reproduction qui prend le contrôle total de leur cerveau.
Une fois la progéniture mise au monde, la hype de l'entourage retombée et l'effet "fier de m'être reproduit" passé, un nombre incalculable regrette ce choix.
Mais c'est tabou, on n'en parle pas car ils estiment que c'est un sentiment honteux.
Amen brothers !

Quand j'entends les timbrés de la Manif pour Tous présenter le fait de faire des enfants comme une sorte d'acte philanthrope et désintéressé, ça me fait bondir. Que l'on soit homo ou hétéro, personne ne fait un enfant par altruisme, mais parce qu'il/elle en a envie. Et dans le contexte actuel, c'est pas forcément un cadeau pour le bambin. Je suis parrain et je me suis fait à l'idée que s'il arrive quelque chose à la maman, ce sera pour ma pomme, mais je n'ai aucun désir d'enfant, et c'est toujours ça de population en moins pour la planète.

Autre précision (la maman de ma filleule a adopté trois enfants Maliens): adopter un joli petit bébé blanc et Français, c'est quasi impossible. Avoir l'agrément est relativement simple, mais vu le nombre de demandeurs, ils sont tous envoyés dans des familles à deux parents ayant déjà des enfants, puisque ce sont les "meilleurs" candidats. Adopter un premier enfant, en particulier pour un couple homosexuel ou un parent seul, c'est:
  • soit passer par l'adoption internationale, très soumise aux relations diplomatiques entre les pays, comme la fameuse loi anti-adoption russe,ou certaines ambassades qui décident arbitrairement de "fermer le robinet", adoption pour laquelle il faut être prêt à payer un avocat qui distribuera différents pots-de-vin aux autorités locales, et à cacher son homosexualité (ou à la faire passer à coups de dollars)
  • soit accepter de s'occuper des cas très difficiles dont personne ne veut: adolescents au comportement problématique, handicapés physiques et/ou mentaux, etc.

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09 novembre 2017

Au-delà de l'envie ou du désir d'avoir un enfant, il suffit de regarder et parler avec des gens autour pour se rendre compte que cela n'a rien de réellement épanouissant.

De mon entourage, tous milieux confondus, je ne garde que l'impression (qui ne semble pas tant en être une que cela au final) que c'est une charge exceptionnellement lourde, et que les gens subissent plus qu'ils ne s'épanouissent. Ils ont beau dire qu'avoir des enfants "t'apporte tellement", et qu' "une vie sans enfant ce n'est pas une vie", au final ils en bavent méchamment, et leurs couples en prend un sacré coup, jusqu'à l'éclatement s'ils n'arrivent pas à trouver l'équilibre.
Au départ on est deux. Lorsque bébé est en route, et qu'il est là par la suite, tout change. Que ce soit l'organisation, les finances, le temps disponible, ou simplement l'état d'esprit des deux parents. J'entends beaucoup parler de "à partir du moment où bébé a été là, je me suis senti plus mère/père que conjoint et amant". Toute l'attention est tournée vers bébé. Bébé est le centre de toute l'attention, à chaque instant, et il faut y être sacrément préparé. Dans un monde où le nombrilisme est religion, accepter de ne plus exister pour soi, mais pour son/ses enfant(s) fait partie de ces renoncements qui sont de moins en moins crédibles et plausibles. Même lorsqu'il grandit, la responsabilité reste la même, l'investissement également. Les inquiétudes évoluent ou changent, mais cela ne s'arrête jamais.

Et bien entendu, il faut surtout éviter l'enfant unique que l'on dépeint comme étant l'antéchrist incarné, créature mi-égoïste, mi-incapable de..., donc on en fait un ou deux de plus. Non parce qu'on tirait déjà la langue, mais on s'est dit... un de plus ou un de moins, cela ne change pas grand chose. Tous mes amis qui ont fait le deuxième dans cet état d'esprit sont actuellement en crise, et se perdent petit à petit dans un quotidien qu'ils ne désiraient pas au final.
Sauf que bébé(s) est(sont) là, et qu'il faut bien s'en occuper. Parce que c'est un choix, et surtout une responsabilité. On ne peut ni les jeter, ni les donner, ni invoquer un allergie pour s'en débarrasser.
J'ai déjà dû parler de cette période de ma relation, mais j'en rajoute une petite couche. Lorsque mon ex compagnon m'a parlé bébé au bout de 5-6 ans, j'ai beaucoup réfléchi. Naturellement, parce que je ne suis pas impulsif, en mode "ouiiiiiiii, faisons n'importe nawak parce qu'il faut vivre le moment présent, OSEF des conséquences, on verra bien".
L'argument de base était : "j'en veux, une vie sans enfant ce n'est pas une vie, si tu n'en veux pas, je ne suis pas sûr de pouvoir continuer, LOL".

1/ la question de base est : "pourquoi tu en veux ?" - la réponse était : "pour faire comme tout le monde, on a trente ans, on est pacsé, on a un crédit sur le dos, on a un 3 pièces, les prochaines étapes sur le chemin de la normalité sont 1/ le mariage, 2/ le gamin". Autre élément de réponse, la connerie des gens autour de nous, ces gens très intelligents qui vous lancent systématiquement à chaque fois que vous les voyez un "alors, cela fait combien de temps que vous êtes ensemble ? 6, 7, 8, 9 ans ? et le bébé, c'est pour quand ? Vous feriez de super parents". Crétins. C'est trop gentil de nous rappeler que l'on ne peut pas biologiquement, et de cultiver un manque débile d'un truc qui n'existe même pas, et dont vous passez votre temps à vous plaindre. Autre élément de réponse : exister. Exister en étant en couple, plus en étant pacsé, puis par le nombre des années, l'achat d'un appart... manque plus que le statut de père et ma vie sera parfaite.

2/ mon questionnement suivant a été de savoir si nous en avions les moyens. Toujours parce que je ne suis pas un déchet qui fait sa vie, puis demande à la société de payer pour lui et sa progéniture. Nous avions un crédit, c'était déjà ceinture sur beaucoup de choses. Perso, je voulais vivre, pas payer 800 boules de nounou + les couches et le matériel. Je voulais vivre, pas passer mon temps à m'occuper d'un gosse, l'emmener chez le médecin, à l'école, à son activité, le laver, le nourrir, m'en occuper. J'ai aidé ma mère à élever ma sœur, je connais par cœur l'investissement que demande un gosse entre 2 et 25 ans.

3/Le sacrifice. Etait-je prêt à ce stade de ma vie à sacrifier quoi que ce soit ? Non. Merci bien. Je venais de finir mes études (études que j'ai financées en bossant, non pas en sortant avec mes potes et en allant faire la fête), et mon objectif n'était pas de direct m'enchaîner à vie. Mon objectif était de profiter de ma vie, voyager, dépenser, m'amuser avec ma moitié. Donc oui, on m'a rétorqué que j'étais "égoïste". Egoïste non pas vis-à-vis de mon partenaire, mais vis-à-vis du gosse qui n'existait même pas. Désolé. J'existe, j'ai le droit de vivre ma vie avant de vivre pour quelqu'un d'autre. Ma vocation n'est pas de sacrifier mes 25 prochaines années à un gosse. Parce que oui, je sais que si et quand j'en aurais un, il deviendra mon centre de gravité, et que je renoncerai à moi-même à son profit. Même avec le meilleur équilibre possible, c'est ça être un bon parent. Tu n'es plus toi, tu es papa ou maman. Sa vie et son bonheur en dépendent.

4/ Problème plus relatif à mon ex-relation : « une vie sans enfant ce n’est pas une vie. Si tu ne veux pas d’enfants, je ne sais pas si je pourrais rester ». Après réflexion, j’ai juste répondu que si un potentiel gamin qui n’existe pas est plus important que moi, qu’il parte et se trouve quelqu’un qui lui convienne mieux. Ne pas vouloir de gosse est peut-être « égoïste », mais vouloir forcer l’autre à en avoir par l’ultimatum l’est tout autant. Je n’ai pas dit « jamais », j’ai dit « réfléchissons et soyons prêts ». Et puis j’ai l’exemple de mes parents (oui, un exemple ne vaut pas règle absolue, je sais) : ma mère a élevé ses frères et sœurs, en tant qu’ainée d’une fratrie de 9 enfants. Elle ne voulait pas de gosses. Après son mariage, mon père lui a fait l’exact-même ultimatum. Une vie sans enfants n’était pas envisageable… et à peine étais-je né que le mec partait 6 à 8 mois l’année en déplacement. Ma sœur est venue au monde ? Il nous a enfermés en Normandie profonde, et déplacements 6 à 8 mois l’année. C’est ça le désir d’enfant ? Superbe.
Au final, par simple réflexion, j’ai pris conscience et lui ai démontré qu’il ne voulait pas d’enfants. Il voulait exister par le statut de père, et construire un modèle familial standard, sans compter exister auprès de ses collègues et de ces autres qui comptaient tant pour lui en tant que « gay, pacsé, marié, propriétaire, stable et père d’un, deux, pourquoi pas trois enfants ». Ce n’est pas une raison valable.

Là-dessus s’est ajoutée le fait que je n’envisage pas d’adopter, et que le lien du sang est absolu pour moi. Mes enfants devaient être de mon (ou de son) sang. Et le recours à une mère porteuse me gêne. Et le coût est exorbitant.
Bref. Entre temps, mon ex a décidé de retourner à la chasse et de faire des plans cul. Notre couple n’a pas résisté. J’imagine dans quelle galère innommable je serais aujourd’hui si j’avais cédé et que je m’étais bêtement emballé. Peut-être qu’un gosse nous aurait rapproché, ou aurait consolidé notre relation tel le ciment qui… Non. Au vu de l’évolution des couples autour de moi qui ont eu un, puis un deuxième enfant, il aurait été fort probable que cela soit pire xD

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10 novembre 2017

Henkil a écrit : 1/ la question de base est : "pourquoi tu en veux ?" - la réponse était : "pour faire comme tout le monde, on a trente ans, on est pacsé, on a un crédit sur le dos, on a un 3 pièces, les prochaines étapes sur le chemin de la normalité sont 1/ le mariage, 2/ le gamin".
Mais tu as tellement raison ! Je mets au défi quiconque de jamais avoir comparé sa situation à celle de ses proches du même âge. Dans la majorité des cas, je suis sûr que l'envie d'enfant naît ainsi. C'est pour cette raison que certaines personnes ne sont pas capables de s'en occupé. C'est dramatique en fait. C'est ça qui est égoïste, c'est la pire des raisons.
De plus au 21e siècle, les gamins devenus grands ont tendance à rester chez leurs parents plus longtemps. Tu raques donc plus longtemps. Et autant un enfant est un peu malléable, autant un ado puis un adulte devient vite invivable. A moins de te fâcher avec tes enfants, tu angoisseras pour eux toute ta vie, tu paieras s'il a des dettes, tu le soutiendras mais à quel prix ? Moi qui suis un angoissé pathologique, je refuse tout ça !

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